Jardin à Pois, Rhonelle et alentours

» Catégorie : Non classé


-Technopôle des mobilités innovantes et durables

Commentaires » 0

1°) Souvenez vous !

Souvenez-vous c’était il y a 5 ans, les fouilles archéologiques commençaient sur le territoire de Famars préventivement à la construction du technopole. Le plan ci-dessous est la synthèse des découvertes et des zones fouillées sur la commune de Famars. En orange, à gauche le terrain sur lequel s’installe le technopole.

Plan des fouilles et technopoleBilan très positif pour cette campagne de fouilles qui a révélé un passé à multiples facettes.

-Activité métallurgique par extraction, réduction, du minerai de fer local puis forgeage et confection d’outils, d’objets d’art et d’armes.

-Élevage et pacage  des bovidés pour l’alimentation carnée locale et des agglomérations proches. Fanum Martis développe à l’époque Gallo-Romaine, des chaînes artisanales de traitement de l’animal mort : viande, peau, tendons, os.

-Production d’objets en matières dures animales : épingles, manches de canifs, épingles à cheveux…

-Production de poteries, vases à partir de nombreux fours à céramique.

-Extraction de sable, d’ argile et de gré.

Ce territoire situé sur le Mont Houy, mitoyen aux communes de Famars, Trith,  Maing  peut sans problème être qualifié de « Zone Industrielle » antique.

Ci-dessous une vue de la zone quelques semaines après le commencement des fouilles.

commencement des fouilles

Des caves de luxueuses villas ont été découvertes et remblayées par la suite, faute d’une solution de sauvegarde.

Une des villas -Portes ouvertes fouilles technopole  23 juin 2012

Et c’est la fin des fouilles, les caves gallo-romaines, fours des céramistes, voie pavée …tout cela est rapidement enseveli et les engins de chantier arrivent.

Une partie des très nombreux objets métalliques et poteries a fait l’objet d’une exposition  au musée de Valenciennes. D’autres sont exposés en mairie de Famars.

 2°) Le projet de construction du technopole

Ci-dessous la photo d’un des projets paru dans « Valenciennes Métropole N°36 » de Novembre 2013.

technopole dooby59

Ci-dessous une vidéo descriptive du projet final.

-

Pour une vidéo plein écran cliquez ici

Ci-dessous le plan d’occupation des différents bâtiments.

-en bleu : Université du Hainaut-Cambrésis

-en gris clair : terrains d’entrainement de l’ USVA

-en vert le technopôle des mobilités innovantes et durables.

plan_technopole_transalley

Aperçu d’une première partie du technopole en cours de travaux (décembre 2016), le sommet du mont Houy se trouve en arrière plan.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour en savoir plus : http://www.transalley.com/

 

3°) Les rues du technopole.

–§–

La rue Mary Anderson.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mary Anderson (1866-1953) est l’inventrice  du système d’essuie-glace commandé.

Son système fût adapté par la suite  à la conduite automobile. Le conducteur n’avait plus à descendre de son véhicule pour nettoyer le pare-brise. :-)

Ci-dessous son brevet daté du 10 Novembre 1903

US743801-0-57ab56aa5f9b58974a088f3fSource : Thoughtco Cliquez ici

C’est le long de cette rue que se construit la résidence pour étudiants qui offrira  150 logements.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

–§–

Via Fanum Martis

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Fanum Martis est le nom antique de Famars qui signifie temple de Mars.

Lors des fouilles les archéologues ont retrouvé les traces de la voie Gallo-romaine qui reliait Famars à Arras. Cette voie se dirigeait par delà l’Escaut vers le village de « Pont », maintenant disparu, absorbé par la ville de Trith,. (À noter que Trith en langage tudesque signifie « passage de cours d’eau » que l’on retrouve dans Maastricht et Utrecht).

La via Fanum Martis  du technopole a quasiment été tracée sur son emplacement bimillénaire.

C’est le long de cette voie que sont construits les bâtiments de TransAlley.

20161214_155710

 

 –§–

Rue Joseph-Louis Lagrange

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Joseph-Louis Lagrange (1736-1813) Scientifique

Il élabore le système métrique avec Lavoisier pendant la Révolution.

Il publie «Mécanique analytique » (1788), réédité dans Œuvres de Lagrange, vol. 11 et 12. Lagrange tente une approche entièrement algébrique de la mécanique,  Pour plus d’informations sur son œuvre cliquez ici (Wikipedia)

Rue Joseph-Louis Lagrange voir photo ci-dessous.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

–§–

Rue George Stephenson (1781-1848)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAGeorge Stephenson, né en Angleterre (près de Newcastle-upon-Tyne en Angleterre) le 9 juin 1781 et mort à Chesterfield le 12 août 1848, est un ingénieur britannique. Il est généralement considéré comme l’inventeur du chemin de fer moderne.

Les premiers passagers du chemin de fer (1830).Train tiré par la « Rocket ».

800px-First_passenger_railway_1830 Stephenson

Ci-dessous la rue Georges Stephenson

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

–§–

Avenue Alphonse Loubat (1799-1866)

Alphonse Loubat) est l’inventeur du rail à ornière (ou rail en « U ») utilisé par le tramway qui évite les accidents dus aux rails saillants en agglomération. Il est le pionnier de l’installation du tramway hippomobile en France

Profil en coupe du rail inventé par Alphonse Loubat pour ses « chemins de fer américains » (tramways hippomobiles).

Rail_LoubatSource Wikipédia Domaine public

Ci-dessous l’Avenue Alphonse Loubat

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

–§–

Avenue George Johann Klein (1904-1992)

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

George J. Klein est l’un des inventeurs les plus prolifiques au Canada. Il a su synthétiser les caractéristiques  clés d’un fauteuil roulant électrique. Moteurs électriques à galet entrainant indépendamment les roues. Batteries sous le centre de gravité du fauteuil, manipulateur genre «joystick » pour les commandes de sens et de direction. D’après le site  The Globe and mail

Georges Klein est considéré comme l’inventeur Canadien le plus productif du XXème siècle. Il a participé au développement du bras robotique Canadarm utilisé sur la navette spatiale et sur la Station spatiale internationale.

STS-114_robot_arm_extensionSource:  Wikipedia photo classée dans le domaine public : Cliquez ici.

Ci-dessous l’Avenue Georges Johann Klein

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

–§–

4°) Commentaires personnels.

Le terme « Technopole des mobilités innovantes et durables » est bien choisi ne serait-ce que dans le nom des rues et avenues. Ces géniaux inventeurs ont œuvré à fin de nous affranchir, en sécurité, de notre locomotion bipède. Espérons qu’il en sera ainsi des découvertes, trouvailles, améliorations des quelques 600 chercheurs ingénieurs, techniciens et étudiants qui devraient se retrouver sur ce site.

Un petit hiatus cependant dans ce beau programme :

C’est la départementale D958 qui draine toute la circulation automobile provenant du pays Solesmois  et du Catésis se rendant à Valenciennes, à Bruxelles, à Paris ou encore sur les zones commerciales. Cette voie très ancienne figure dans les atlas de Trudaine (tracés entre 1745 et 1780) sous le nom de « Chemin de Valenciennes à Saint Quentin, au Cateau et à Guise ». Cette voie remplace au niveau de Famars l’Ex-D958 qui traversait le village. Cette circulation très dense rencontre au rond point de l’université un autre flux venant du Denaisis et un autre provenant d’Aulnoy et encore un autre de la sortie de l’université, et sans oublier le tram qui traverse le rond-point. Cette départementale est notamment embouteillée aux heures de pointe. Certains automobilistes, au détriment de la sécurité, traversent la ligne blanche pour faire demi-tour et prendre à toute vitesse la rue Roger Salengro qui traverse le village de Famars.

Ci-dessous une photo prise à une heure d’affluence moyenne.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il parait que c’est voulu, j’avais assisté à une conférence animée par Valenciennes métropole à la salle des fêtes de Famars au sujet du terminus du tram qui s’implantait  à Famars. Il parait, nous a-t-on dit qu’il s’agit d’une directive Européenne visant à bannir le plus possible la circulation automobile en ville. Le tramway, transport collectif, devant remplacer le transport automobile.

C’est d’ailleurs également pour cela que la voie rapide  Pompidou a été déclassée en voie urbaine à circulation limitée à 50km/h.

La question se pose : Comment la D958 et le rond-point de l’université vont-ils absorber le trafic automobile des centaines des nouveaux venus  qui vont se rendre au (et sortir du) technopole ?

Espérons  que cette situation ne découragera pas les nouveaux investisseurs.

 

Fin de l’Article

-Présence des templiers à Maing, Famars et Marly au Moyen Age – Le chemin des postes

Commentaires » 0

___________________________________________________________________________________

Mise à jour du 20/06/2016

Chapitre 1-Données Historiques.

-Depuis les Celtes, et peut être depuis le néolithique,  des voies ont été tracées pour relier les lieux de Culte,(voir article des-menhirs-a-famars/ de ce blog).

-A l’époque gallo-romaine ces voies  ont été dallées et entretenues pour faciliter le commerce, mais aussi dans un but militaire. On peut citer comme exemple la voie Aggripa  qui reliait Boulogne sur Mer à Lyon capitale des Gaules. Ces voies souvent appelées chaussées Brunehaut  ou encore Chaussées Royales, Grands Chemins…ont été  également empruntées pendant  des siècles par des pèlerins pour se rendre à  Rome, Jérusalem, Compostelle, Mont St Michel…

-Pour héberger les militaires le long de ces voies antiques  les romains construisirent des Mansiones  gites d’étape très confortables réservés aux officiers et aux voyageurs officiels.

D’autres hébergements furent construits le long de ces voies mais de qualité inférieure.

.les cauponae pour les voyageurs ordinaires

.Les tabernae pour la clientèle patricienne

.Les mutationes qui étaient des relais pour les véhicules, les animaux..On y trouvait les vétérinaires, charretiers, forgerons..

Ci-dessous la photo  de la reconstitution  d’une Mansio . à l’archéosite  « ARCHEON » à Alphen aan den Rijn (Hollande).

Lien :  http://rambambashi.wordpress.com/2008/04/

-Présence des templiers à Maing, Famars et Marly au Moyen Age - Le chemin des postes dans Archéologie archeon_mansio

Toute une Hôtellerie semble donc s’être installée le long de ces voies, on peut même dire que celle-ci perdure le long de nos routes nationales et autoroutes.

Très tôt après la chute de l’empire romain ou consécutivement à l’émergence de la chrétienté on peut aisément imaginer que tout un réseau offrant l’Hospitalité aux pèlerins et aux voyageurs se soit installé à la place de ces Mansiones , souvent au bord des mêmes voies de communication.

-Les moines au début de la chrétienté, proches du bas peuple, se sont attachés  à développer l’agriculture, l’élevage, assécher les marais  insalubres, construire des moulins, bref à développer le Pays. Certaines communautés proches de ces voies de communication offrirent donc  le gite et le couvert à tout pèlerin ou voyageur demandant l’hospitalité.

L’ordre de l’Hôpital (Les Hospitaliers) qui pris naissance en Orient, avant la première croisade (1096-1099) , reconnu en 1113 par le pape comme ordre religieux se chargeait de l’Hospitalité des pèlerins sur les chemins de pèlerinage vers Jérusalem. Mais la nécessité de créer une milice (milice du Christ) qui assurerait la protection des pèlerins (parfois musulmans) en proie aux brigands locaux et aux croisés aux buts non louables s’imposa.

Reproduisant l’organisation de la société médiévale c’est-à-dire

Trois « castes »

-les prêtres et moines  qui prient. Oratores.

-les guerriers ;Bellatores .

-les paysans : Laboratores.

Cette milice s’organisa suivant le même modèle :

-les chanoines s’occupant des affaires liturgiques.

-l’ordre de l’hôpital, des fonctions charitables

-la milice du Christ, de la fonction purement militaire.

L’ordre du temple, laïc (ne dépendant pas de l’église) et religieux se formalisa (sous la bienveillance de Saint Bernard, l’abbé de Clairvaux)  à Jérusalem dans les écuries proches du temple de Salomon par les chevaliers Hugues de Payns et Geoffroy de Saint Omer.

Cette communauté réunit dés le départ les Oratores et les bellatores avec toute l’ambigüité  de la situation : Tuer l’ennemi sans pécher.

La fondation de l’ordre date du  23 janvier 1120 lors du concile de Naplouse.

Les templiers de leur nom « Pauvres chevaliers du christ et du temple de Salomon » ne faisaient pas partie de la haute aristocratie. Hobereaux issus de la petite et moyenne aristocratie ils faisaient  don de tout ou partie de leurs biens à l’Ordre. Ils faisaient vœux d’obéissance, de chasteté, et de pauvreté. Avant 1120 les futurs templiers étaient même liés aux Hospitaliers par le « relief » c’est-à-dire  par le droit sur les restes alimentaires des repas.

C’est vers 1130 que les hospitaliers devinrent également un ordre militaire.

En 1147 le pape octroie officiellement aux templiers la croix pattée rouge. Auparavant les chevaliers étaient vêtus d’un manteau blanc, les sergents d’un manteau brun. La croix pattée rouge cousue sur l’épaule gauche.

Leurs « succès » lors des croisades vit les donations, les legs (terres, églises, immeubles) constituer un important patrimoine qui dégageait des ressources  pour financer les actions du Temple en Terre sainte. Leur réputation de sérieux les amena à gérer le Trésor royal en France. Ils seront les inventeurs du chèque  qui permettait aux pèlerins de se déplacer sans fortune dans leur bagage et d’effectuer des retraits dans les commanderies sur simple émargement.

Leur mission de protection des pèlerins se transforma  au cours des deux siècles qui suivirent en mission de protection des lieux Saints.

De nombreuses dérives dues à l’ambition de certains grands maitres, la perte par les croisés le 28 Mai 1291 de la ville d’Acre occasionnant  la perte de la terre Sainte, les richesses enviées par le roi de France Philippe IV (Le Bel),le refus du Grand Maître Jacques de Molay de  le reconnaître  comme Grand Maitre décida le Roi en 1307  à intenter un procès inique visant à  l’extermination des templiers.

Le Vendredi 13 octobre 1307  tous les templiers sont arrêtés. Ci dessous une illustration que l’on découvre à Laon dans le jardin de la chapelle de la commanderie.

Sur tout le territoire la même scène s’est répétée.laon-le-13-octobre-1307 Hospitaliers dans Famars

Le dernier Grand Maitre Jacques de Molay  et Geoffroy de Charnay périrent sur le bucher le 18 Mars 1314.

L’ensemble des biens de l’ordre du temple fut alors confié en gestion à l’ordre des Hospitaliers.

Pour en savoir plus: Regardez la vidéo ci-dessous de l’ émission « L’ombre d’un doute » : Les templiers victimes d’un roi Maudit ?

Narrateur: Franck Ferrand.

 –>§<–

Fin du préambule concernant l’histoire des Hospitaliers et des Templiers.

De très nombreux sites du net alimentent aujourd’hui encore bien des légendes et des controverses.

Pour plus de renseignements lire les livres du spécialiste des ordres religieux militaires : Alain Demurger, ainsi que le livre de l’historienne Simonette Cerrini « La révolution des templiers » préfacé par A. Demurger.

Chapitre 2-Présence des templiers dans le Valenciennois

-A la limite des 2 communes Famars et Maing on trouve un lieu-dit  dénommé l’Hôpiteau . Il n’y a pas de faute d’orthographe, il ne s’agit pas d’un Hôpital dans le sens actuel du nom mais d’un lieu qui offrait l’Hospitalité..

Photo ci-dessous : Lieu dit l’hopiteau  à Maing,  Rue de l’Hopiteau

maing-lieu-dit-lhopiteau1 Templiers dans histoire

maing-l-hopiteau Teutoniques

Données géographiques :

Sur les cartes de l’IGN actuelles  c’est ce nom qui est imprimé, par contre

-Sur l’ atlas de Trudaine,(dates 01/01/1745-31/12/1780)  voir ci-dessous, le nom porté est Cense de l’Hopital et se trouve en bordure  du « Chemin des  Postes ».

cense-de-l-hopital-f_14_8481-support-20-atlas-de-trudaine_archives-nationales

Reproduction interdite .Ce document fait l’objet d’une License de publication pour paraitre sur ce blog. Document conservé aux Archives Nationales, Paris.

Source : Archives Nationales : Atlas de Trudaine cote F/14/8481 p020r01.p.

Ce chemin des postes dont la création remonterait à la fin du moyen age  reliait Bruxelles à Paris  en passant par Marly, Aulnoy, Famars, Maing, Monchaux, Haspres, et rejoignait semble t’il la Chaussée Brunehaut (Bavay-Cambrai) à Villers en Cauchies.

Il longe encore actuellement sur plusieurs kilomètres l’Autoroute A2 (E19)  entre la frontière Belge et Valenciennes.( en passant sur le site Toyota , ceci pour l’anecdote). On en retrouve aussi des sections au Nord de Paris à Livry-Gargan (93), à Bonneuil (95) le long de l’autoroute du Nord A1 ainsi qu’à Soignies(B) près de Mons et à Waterloo près de Bruxelles.

Le premier relevé des chemins des postes établi par Nicholas Sanson date de 1632: ci dessous un extrait  que l’on trouve sur le site de la Bibliothèque Historique des Postes et Télécommunications: (cote 10-1-18)

carte chemin des postes

En cliquant sur le lien ci dessous vous aurez la cartographie des chemins des postes.

Lien vers La B.N.P.T

http://www.bhpt.org/cartes/carte10118/TemplateWebPage.htm

Le chemin des postes, au même titre que les chaussées Brunehaut, semble donc être une voie très ancienne parcourue par des pèlerins ,des voyageurs , des chevaucheurs de toute époque et c’est donc tout naturellement que l’on y retrouve un « Hopital » à Maing et une commanderie à Marly lez Valenciennes.

Marly se trouvait  être une étape d’un chemin de Compostelle. Dans le cœur  de l’église actuelle on trouve une statue en bois polychrome représentant  un pèlerin   de retour de Compostelle avec son bâton de pèlerin et des coquilles sur le manteau symbolisant ainsi St Jacques.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA  .

Ci dessous quelques survivances de cette voie dans le Valenciennois

marly-aulnoy-quarouble-famars

Il est même possible que le chemin des postes ait une origine Gallo Romaine :

Lire l’ article ci dessous concernant la cadastration Gallo Romaine du Cambrésis. Cliquez sur le lien :

http://camerix.pagesperso-orange.fr/Rech-Cadastre.htm

Le site ci dessus n’est plus accessible

-Sur les plans  du cadastre de Famars  datant du  consulat (1830) , le Chemin des postes est appelé  « Chaussée Brunehaut ».Sans doute une erreur des employés du cadastre de l’époque mais nous éclairant sur l’importance de cette voie.

chaussee-brunehaut-a-famars-frad059_p31_587_010896

Ci-dessus : Gros plan sur la chaussée Brunehaut et mise en  évidence de celle-ci

Reproduction interdite .Ce document a fait l’objet d’une autorisation de publication pour paraitre sur ce blog.

Source :Archives départementales du Nord. Cadastre cote P31/587 1830

-Sur les cartes actuelles le chemin des postes change de nom à l’entrée de Famars et devient « la cavée » après le pont de la tranquilité ,puis rue de Feleine, puis rue de Maing, puis D288 jusque Maing.

Hopiteau, ou  Ospital à Maing , qu’en dit Wikipedia ?

Le lieu-dit l’Hopiteau où s’érige une ferme du même nom, correspond à un fief très ancien qui est déjà attesté en 1257 sous la forme « Fief de Ciply », ainsi que dans le cartulaire de Fontenelle (XIIIe siècle) sous les formes « Cepli » et « l’Ospital ». Ce fief relève d’abord de l’Ordre Hospitalier des Chevaliers du Temple de Jérusalem, c’est-à-dire des Templiers, dont la Commanderie dans le Hainaut siège à Ciply (Belgique). Après dissolution de l’ordre, par Philippe IV le Bel, certaines possessions passent à l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, puis échoit à celui des chevaliers de Rhodes et, enfin, aux chevaliers de Malte. La commanderie s’établit alors à Forchies-Piéton (Belgique).

Ci-dessous extrait du cadastre de Maing  relevé en 1831

maing-cense-de-l-hopital-frad059_p31_601_011148

Ci-dessus : Gros plan sur l’hopital , sa chapelle et mise en  évidence de ceux-ci.

Reproduction interdite .Ce document a fait l’objet d’une autorisation de publication pour paraitre sur ce blog.

Source :Archives départementales du Nord. Cadastre cote P31/601 1831

 

Autres implantations proches de Famars

Rappel : Famars se trouve au milieu de la « patte d’oie » formée par deux voies antiques (chaussées Brunehaut) .Le chemin des postes croisait ces deux voies.

La chaussée Brunehaut BAVAY-CAMBRAI-AMIENS

La chaussée Brunehaut BAVAY-ESCAUPONT-TOURNAI

On peut noter qu’une  «Cense de la commanderie » se trouvait à la Flamengrie en bordure de la Chaussée Brunehaut Bavay-Tournai.

commanderie-de-la-flamengrie-frad059_p30_133_000002

Ci-dessus : Gros plan sur la Commanderie en bordure de la chaussée Brunehaut Bavay-Tournai  et mise en  évidence de celle-ci.

Reproduction interdite .Ce document a fait l’objet d’une autorisation de publication pour paraitre sur ce blog.

Source : Archives départementales du Nord. Cadastre cote P30/133 La Flamengrie

A Marly, banlieue de Valenciennes, à proximité du chemin des postes se trouvait  la maison du temple de Beaulieu. Des documents permettent de situer celle-ci comprenant cense et chapelle au niveau du carrefour de Romainville, à gauche en remontant la grand’ route.

De part sa position stratégique elle commandait un véritable « Nœud routier »  c’est-à-dire :

-les deux directions du chemin des postes, d’une part vers Mons et Tournai (Chaussée Brunehaut Bavay-Tournai) d’autre part vers Cambrai en passant par Famars et Maing et sa cense de l’Hopiteau.

-le « vieux chemin de Bavay » conduisant à cet autre nœud routier.

-le chemin de Préseau et la chaussée de Valenciennes au Quesnoy.

Ce carrefour, qui évitait de traverser Valenciennes et ses Octrois était gardé par les templiers…(source : Livre vert « Marly, les histoires »)

Après l’abolition de l’ordre lors du concile de Vienne par la bulle papale Ad Providam du 2 Mai 1312,  le temple de Beaulieu fut incorporé aux biens de l’Hopital de St Jean ( les Hospitaliers).

Ouvrir, pour plus de détails, le lien ci-dessous vers un article de la Mairie de Marly.

http://www.marly.fr/spip.php?article16

 

Chapitre3-Récits des voyages de Jean de Tournay

Jean de Tournay, riche commerçant de Valenciennes entreprend entre le 25 Février 1487  et le 7 mars 1489 un pèlerinage à Jérusalem.il décrit avec beaucoup de détails ses périples.

En voici un très court extrait de son départ de Valenciennes.

[fol.2 r.] C’est le papier du Sainct Voiaige de Hiérusalem, lequel Sainct Voiaige entreprint à faire Jehan de Tournay en son tampz marchant de la ville de Vallenciennes et se partyt de sa mayson le lundy XXVe de febvrier an 1487 et quy estoyt le jour de sainct Mahieu apostre, lequel lundy fut le premier lundy de quaresme, dont en cedict an bissexte sallit. Et ledict Jehan, environ douze heures et demye après disner, accompaigné de monseigneur Jehan de Tournay son frère, abbé de l’église de sainct Jehan en Vallenciennes, Jehan le Liepvre, Pierre de Lonnain et aultres s’en vindrent en la ville de Montz. Ossy cedict jour, ledict Jehan envoia ung jeune filz nommé Jennin Honseaulx toujours devant luy jusques en la ville de Coulloigne, et estoit ledict Jennin à pied.

Lendemain mardy XXVIe dudict moys, moy accompaigné dudict seigneur de sainct Jan et aultres vinsmes jusques à ung villaige oultre ladicte ville de Montz que on appelle Casteaux, et là endroit se print le congiet des deux frères et aultres parentz et amys, et allors allay chevaulchant avec Martinet de Laderière fils Jehan et passames parmy la [fol.2 v] ville de Sognies, la ville de Branie, la ville de Nostre-Dame de Hal et coucher en la ville de Brouxelles quy est au pays de Brabant…….

 Que peut-on y lire ? :

Le jour de son départ : le 25 février 1487 vers midi et demie.

La direction qu’il prend pour rejoindre Jérusalem ? : Mons

Le lendemain il prend la direction de Bruxelles.

On peut établir ce court Scénario de sa première journée :

Vers midi Jehan de Tournay quitte Valenciennes, il passe par Marly (ou éventuellement par Famars et Maing) pour se rendre dans une de ces deux censes Hospitalières, il y fait des dépôts à fin de ne pas emporter sur lui de grosses sommes d’argent, (sachant qu’il pourra en retirer dans n’importe quelle commanderie située sur la route.de Jérusalem) et il prend le chemin des postes qui le conduit à Mons. Son voyage continue ensuite vers Bruxelles…..pour connaître la suite ouvrir le lien ci-dessous :

http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=1394

Transcription du manuscrit de Jean de Tournai
Complément au récit de voyage publié aux éditions La Louve, Le Voyage de Jean de Tournai. De Valenciennes à Rome, Jérusalem et Compostelle (1488-1489), ISBN978-2-916488-50-9)

Fanny Blanchet-Broekaert

Chapitre 4-Conclusion :

A toutes les époques de notre histoire  et même de la préhistoire Famars à été un important point de passage.

Point de passage à l’époque Celtique vers le centre cultuel de Bavay ,puis point de passage des militaires Romains vers les garnisons de l’empire et des voyageurs vers les ports de la mer du Nord ,vers les autres villes de la gaule Belgique…

Toute une infrastructure routière, Chaussée Brunehaut, voies antiques, voies royales , chemins des postes a été accompagnée d’un réseau que l’on appellerait maintenant Hôtelier mais dont les « gites d’étape » comme nous l’avons vu portaient le nom de Mansiones à l’époque Gallo Romaine , Hopiteau ou opital au moyen âge. ( Novotel, Ibis, Formule 1…à notre époque).

Les ordres Hospitaliers et Templiers avec leur censes et commanderies assuraient les fonctions hôtelières et de « gendarmerie » le long de ces voies .Sans oublier les maladreries destinées à soigner les pèlerins, croisés, voyageurs atteints de maladies contractées en ces terres lointaines :Lèpre, peste, vérole….qui sont devenus nos Hôpitaux.

Chapitre5-Informations complémentaires 

Ci-dessous  une vidéo  d’ une cinquantaine de minutes qui raconte l’ histoire des Chevaliers Teutoniques.(Autre ordre militaire religieux).

 Cliquez ici

Source: Dailymotion  http://www.dailymotion.com/video/xqgj4u_les-chevaliers-teutoniques_news

On y apprend ,vers la 23ème  minute du film, (déplacez le curseur en bas de la vidéo ) que tout un réseau de « chemins des postes » reliait les commanderies Teutoniques  de Prusse et d’ Europe et permettait en moins de deux jours de les joindre d’un bout à l’autre de l’état.

De la même façon il n’est pas déraisonnable de penser que Famars ait vu passer au grand galop par le chemin des postes des messagers-templiers assurant la communication entre les commanderies depuis Bruxelles jusqu’à Paris..

Fin de l’ article

Reprise de l’article le 01/09/2013

Ce jour comme tous les ans , la commune de Maing a organisé une fête médiévale à proximité  du Castel des prés.

Les chevaliers Teutoniques et Templiers étaient encore bien présents.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nouvelle fin de l’article

Nota: La description , le rôle du chemin des postes décrits dans cet article  sont  sans garantie d’authenticité historique  . Ce ne sont que spéculations de ma part, il manque de nombreuses références pour confirmer mes assertions.

Les extraits des plans du cadastre sont publiés d’une part avec l’ autorisation des Archives Départementales du Nord et d’autre part après l’obtention d’une licence de réutilisation de données publiques auprès des Archives Nationales. Ces documents ne peuvent êtres reproduits sans leurs autorisations. Les ajouts portés sur ces extraits des plans du cadastre , Flèches,soulignages mettant  en évidence des noms propres de lieu sont  conformes à l’article 3 d des obligations du licencié.

Les photographies sont personnelles sauf celle de la Mansion à l’ archéosite « ARCHEON » à Alphen aan den Rijn (Hollande).

Le « livre vert  Marly, les histoires. »  publié par l’office du tourisme de Marly est disponible à la bibliothèque de Valenciennes .J’y ai  découvert la commanderie des templiers de Marly (maison du temple de Beaulieu) et  son importance historique.

mise à jour du 04 Juillet 2014


.

-Des menhirs à Famars ??

Commentaires » 6

Les menhirs de Famars

  -Des menhirs à Famars ?? dans Archéologie famars-_-ou-se-trouvent-les-menhirs

Titre accrocheur !!!

 Il n’y a pas de menhirs à Famars au lieu dit « les cailloux » le long du « chemin des postes ». C’est un montage photographique, vous vous en êtes douté. Cependant quand vous aurez parcouru cet article vous arriverez peut-être à la conclusion que ce photomontage aurait pu être une vraie photo.

Allons-y progressivement dans la démonstration.

1°-Il faut d’abord se rappeler ce que sont les 7 chaussées dites « Brunehaut » qui rayonnent en étoile du centre de la ville de Bavay (59).

Pour beaucoup ces chaussées sont d’origine romaines d’autres préfèrent les légendes. Ce serait le cheval auquel était attachée la Reine Brunehaut qui aurait tracé ces voies avant de s’arrêter devant un monolithe qui a donné son nom à la ville de Brunehaut en Belgique, enfin d’autres  se référent au texte de Jacques de Guise qui cite l’Archidruide Brunéhulde comme celui ayant fait paver les 7 chaussées commencées par Bavo l’ancien (cousin ? Oncle ? de Priam rescapé de la guerre de troie).

-Pour en savoir plus sur l’histoire de Bavay cliquez sur le lien ci-dessous :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bavay

 -Pour les annales de Jacques de Guise: voir autre article de ce Blog « Famars les légendes ».Des liens (Books Google) vous permettent de consulter les écrits de Jacques de guise traduits par le marquis Fortia d’Urban.

2°-Quelles sont ces 7 voies que l’on ne peux  appeller  » chaussées Brunehaut »  mais qui portent ce nom sur les cartes d’état major. Pour faciliter le tracé utilisons en arrière plan une des cartes de Cassini (publiées entre 1756 et 1815) de façon à être moins pollué par les nationales, départementales, autoroutes construites depuis.

Les cartes de Cassini et autres cartes sont téléchargeables sur le Géoportail de L’IGN 

bavay-les-7-voies-antiques Bavay dans Famars

Direction des 7 voies

-Vers Tournai(B) et Boulogne sur mer  par Escaupont {Voie 1-2 du plan}  .Vers   Amiens par Vendegies et Cambrai {Voie 1-1 du plan} , après la bifurcation de St Vaast-la-Vallée. (La voie pavée 1-3  porte parfois le nom de Vieux chemin de Bavay à Valenciennes et serait postérieure à la destruction de Famars)

-vers Gand par Bellignies {voie 2 du plan}

-vers Mons {voie 3 du plan}

-Vers Cologne par Binche {voie 4 du plan}

-Vers Trèves {voie 5 du plan}

-Vers Reims {voie 6 du plan}

-Vers Saint Quentin et Soisson {voie 7 du plan}

 Qui a tracé et construit ces voies ?

Faits singuliers ces voies rectilignes sont bordées de menhirs. Des lieux-dits portent un nom faisant allusion à des « pierres levées », ou à des « cailloux ».

Si on trace par exemple des droites parallèles de part et d’autre de la Voie Bavay- Amiens à environ 1500m (arbitrairement) de distance de celle-ci on trouve :

-Le menhir de Montfort au lieu dit « le gros cailloux » à Vendegies à 1200m de la chaussée Brunehaut.

-Les pierres jumelles à Cambrai à 50m de la chaussée Brunehaut.

-« Le noir Talus » au Nord de Villers en Cauchies à 850m de la chaussée Brunehaut.

-« La borne de fer » au Nord de Villers en Cauchies à 1300m de la chaussée Brunehaut

-« Le trou aux cailloux » à l’est de Rieux en Cambrésis à 1000m de la Chaussée Brunehaut

-« En bas de la borne » à la sortie de Cambrai à 100m de la chaussée Brunehaut.

-« les hautes bornes »  au sud Ouest de Bourlon à 1500m de la chaussée Brunehaut.

-« Le mont Cailloux » à Warlincourt à 1000m de la chaussée Brunehaut.

-« Les cailloux » au Sud Est de MartinPuich à 1300m de la chaussée Brunehaut.

-« Les cailloux » au sud est d’Albert à 1000m de la chaussée Brunehaut.

-« La haute Borne » au Sud Est d’ Albert à 800m de la chaussée Brunehaut.

-« Les champs cailloux » au Nord Ouest de Bresle à 1300m de la chaussée Brunehaut.

-« Les hautes bornes » au Sud de Pont-Noyelles à 1100m de la chaussée Brunehaut.

 

Ci-dessous la photo du grès Montfort de Vendegies au lieu-dit «le gros caillou ». 

vendegies-le-gres-montfort Brunehaut dans histoire

Les pierres jumelles de Cambrai

 

cambrai-les-pierres-jumelles Menhir

cambrai-menhirs-monolithes Néolithique

Ne trouvez vous pas surprenant qu’une voie dite romaine soit encadrée de bornes du néolithique et de nombreux lieux-dits évoquant des « cailloux » ou des bornes ?

Ces indices bordent une voie de communication comme des phares bordent un terrain d’aviation actuel. Ceux qui empruntaient ces voies pouvaient s’aventurer sur des centaines de km.

Rappels pour se situer dans l’histoire:

Le néolithique s’étend de -6000 avant JC jusqu’ à l’âge du bronze.

Les premières migrations Celtes datent de -2000 avant JC

La conquête de la gaule Belgique par les légions de Jules César date de -52 avant JC

Les chaussées romaines de Bavay n’ont-elles pas une origine préhistorique ?

C’est le titre de la communication de M.Desailly dans le « bulletin de la société préhistorique de France » édité en 1921 tome 18 N7 pages 156 à 162.

Des archéologues ont constaté après de nombreux prélèvements que l’édification de ces voies est bien d’origine Romaine mais que leur tracé ne peut être en aucun cas Romain.

Les romains n’auraient fait que les empierrer (entre -10 avant JC et +15) et les entretenir. Un des arguments de M. DESAILLY archéologue est de préciser que le tracé des voies en lignes droites rigoureuses sans lacets ni détours par monts et par vaux ne permettait pas de tracter de lourdes charges .Elles ne pouvaient donc pas être de facture Romaine. (Toutefois ces voies ont bien aidé César dans ses conquêtes)

La photo ci dessous prise sur la chaussée Brunehaut Bavay-St Quentin  à l’entrée du village de Montay vient conforter cette hypothèse.

la-chaussee-brunehaut-a-montay

Ce seraient donc les hommes du néolithique qui auraient tracé ces voies antiques,je me garde bien de les appeler Brunehaut.

 Ces voies étaient sans doute des pistes empruntées par les hommes préhistoriques (chasseurs ? Guerriers ?) qui les avaient jalonnées de repères visibles de loin .Citation de B. Coussée dans «Légendes et croyances en Hainaut–Cambrésis CEM éditions ».

On peut penser également que ces pistes ont été « redressées » et rendues rectilignes sous l’inspiration des druides lors des  migrations Celtes successives.

La forme en étoile de ces voies antiques et l’orientation Nord Sud de son axe ne sont elles pas l’illustration d’un culte solaire ?. Ces voies ayant pour rôle, soit de guider les « pèlerins » vers un centre de culte soit de guider ces pèlerins vers d’autres centres de culte éloignés (sorte de gare de triage si on accepte d’être péjoratif).

Revenons aux deux voies qui encadrent Famars,

-celle au Nord (voie 1-2) . à noter qu’ une bifurcation, la voie 1-3 au niveau de Bry  se dirige vers Marly et Valenciennes.(Valenciennes n’existera qu’au IVème siècle, après la destruction de Famars)

-Celle du Sud (voie 1-1) est une bifurcation de la voie 1 au niveau de Saint Vaast-la-Vallée.

Ces deux voies étaient reliées entre-elles par « le chemin des postes » en provenance de Mons (en Belgique,) coupant la première chaussée et se dirigeant vers Saulzoir pour rejoindre l’autre en passant par Famars et Maing. Le chemin des postes, de part son tracé, ne semble pas être d’origine antique ou Gallo romaine. Par contre le diverticule reliant Famars à Bermerain permettait de relier ces deux sites Gallo-romains importants.

Photo de ce diverticule.(voie de traverse reliant deux voies plus importantes) au lieu dit l’Oliette.

diverticule-bermerain_famars

 Cette voie passe à proximité du lieu-dit « les cailloux » à Famars, voila pourquoi j’ai supposé qu’il avait existé des menhirs à Famars en ce lieu-dit.

La présence de menhirs à Famars est confirmée par Bernard Coussée dans son livre « Légendes et croyances en Hainaut Cambrésis ».

Citations : « La fontaine aux 5 ou 7 pierres de Famars. Elle doit son nom à des mégalithes qui auraient été jadis dressées sur son bord. Elle est citée dans différents documents, en particulier en 1080 dans le cartulaire de la toute proche abbaye de Fontenelle. ».

Bernard Coussée situe cette fontaine  sur le Mont Houy de Famars, mais sur le versant donnant sur l’Escaut. C’est à cet endroit que « l’ermite Bertholin aurait reçu un premier message de la vierge lui expliquant qu’elle allait dérouler autour de Valenciennes un cordon  protégeant la ville de la peste. »

Notons que sur le site de cette fontaine une chapelle a été construite qui porte le nom de « Notre Dame des Fontaines » et que derrière celle-ci se trouve actuellement une installation de la société Eau et Force. Les habitants des communes voisines boivent-ils une eau miraculeuse au robinet de leur cuisine ?

On peut retrouver cette chapelle à proximité du parc de Fontenelle. On y retrouve çà et là quelques pierres mais elles pourraient êtres les vestiges de l’abbaye. Pas de traces de menhirs.

maing_fontenelle_chapelle-du-saint-cordon

Que sont devenus tous ces cailloux et bornes qui jalonnent les voies antiques ?

Tout laisse à penser qu’ils ont été utilisés au fil des siècles comme matériaux de construction, cela même à la fin du  XIX et au XX siècle. Voir à ce sujet les «Notes sur quelques monuments Mégalithiques de la région du Nord »de M Desailly.

Pourquoi en reste-t’il. Alors ?.

Dés le début du premier millénaire on peut supposer que les paysans, éleveurs, cultivateurs voyaient dans ces voies rectilignes jusqu’à l’horizon l’œuvre du malin. Ils ont côtoyé ces pierres dressées au milieu ou à proximité de leurs terrains et proches de leur  village. Au fil des siècles des légendes sont nées, certaines pierres semblaient porter des traces de pied que l’on  a attribué parfois au Christ ou à Marie.Le grès de Vendegies  porte une telle trace. Ces menhirs sont alors restés en place, et on leur a attribué des pouvoirs de guérison, d’autres portent des traces des griffes du diable ; ils sont restés également en place par peur des conséquences de leur destruction. Ceux qui ne possédaient aucune propriété  ou utilité ont été détruits .Seuls les lieux-dits seraient restés.

Ci-dessous la trace de pied sur le Menhir de Vendegies.(pointure de géant !)

 

gres-montfort-trace-de-pied

Quelques cupules zoomorphes ont pu sauver certains menhirs de la destruction

Mais on peut  aussi supposer que certains menhirs ont été Christianisés par les premiers missionnaires qui vinrent évangéliser la Gaule après l’écroulement de l’empire Romain.

Le Menhir de Vendegies porte un symbole en sa partie supérieure qui le laisserait supposer. (Date ?)

menhir-de-vendegies-christianise-300x225

 

 

La légende des jumeaux amoureux de la même druidesse transformés en pierres a peut- être sauvé les pierres jumelles de Cambrai.

Question finale : D’où vient en fin de compte le nom Brunehaut ?

Bernard Coussée cite en parlant de la pierre Brunehaut qui se trouve sur le territoire D’Hollain (Belgique) à une trentaine de mètres de la chaussée du même nom : « Elle porte le nom de « Brune Pierre » au XIV° siècle et « Breun Pierre » en 1656 elle sert de bornes pour délimiter des terrains et confirme par là que les mots « brune » et « borne » sont interchangeables, si bien que « Pierre Brunehaut «  est en redondance d’un même mot : Caillou ! ».

Parmi toutes les théories et légendes qui existent sur l’origine du nom « Chaussée Brunehaut » celle-ci est assez simple pour être crédible.

Ci dessous La Pierre Brunehaut

la-pierre-brunehaut.2

Les chaussées Brunehaut seraient donc des chaussées bordées de « Pierres Hautes ».

Certains pourraient arguer que le terme « caillou »  utilisé pour désigner des lieux-dits pouvait signifier « carrière ». Il est vrai que des carrières d’extraction de grès se trouvent proches de certaines voies antiques. Le « chemin des postes »à Famars longe une carrière disparue. Mais cette explication ne peut s’appliquer à tous les lieux-dits cités en début d’article.

Le menhir de Vendegies se trouve sur le lieu-dit « le gros caillou », terme écrit au singulier. Une carrière se trouvait à proximité de ce menhir mais c’est lui qui a laissé son nom au lieu-dit.

 

Conclusions :

On ne peut pas beaucoup se tromper en affirmant qu’il y avait des menhirs à Famars, même si on n’en trouve aucune trace physique, les quelques arguments avancés devraient suffire à vous convaincre, même si les menhirs de la photo d’en-tête ne sont pas au bon emplacement.

Les nombreuses références au livre de M.Bernard Coussée et aux communications de M. Desailly président, en 1926, de la Société Préhistorique de France viennent en soutient de mes quelques commentaires personnels.

Je demande pardon aux habitants de Vendegies d’avoir utilisé des photos du Grès Montfort et de les avoir implantés à Famars.

Ci-dessous la photo de Famars prise du lieu-dit « les cailloux ».(Sans photo montage pour rétablir la vérité).

 

famars-vu-du-chemin-des-postes

Extraits de la Note additionnelle jointe à la communication de M. Desailly.

M. Desailly joint à sa communication un plan d’orientation des chaussées Brunehaut que l’on retrouve sur le site Persée et qui est recopié ci-dessous superposé à une carte de Cassini.

M. Desailly se garde bien d’avancer quelque explication sur ces faits indiscutables et suggère à ses « savants collègues »  d’en tirer les conclusions qu’ils comportent.

Citation de M. Desailly : « Si on projette en un même point l’orientation des diverses chaussées à leur départ de Bavay, on constate qu’elles forment avec une ligne se confondant presque avec le Nord-Sud…une étoile absolument symétrique. Quatre de ces chaussées font avec cette ligne un angle de 37°, deux autres y sont perpendiculaires.

La formation de cette étoile régulière a certainement été préméditée puisque à quelques kilomètres de la ville, l’orientation des chaussées a été changée pour prendre une direction définitive. ».

bavay_culte-stellaire

On pourrait verser dans le fantastique ou le merveilleux, ces mots étant pris dans leur ancienne signification, mais ce plan semble corroborer les annales du très controversé Jacques de Guyse qui écrivait que Bavay avait dû être jadis un centre cultuel stellaire ou solaire.

10° Liens vers les communications de M. Desailly sur le site Persée.

-Les chaussées romaines de Bavay n’ont-elles pas une origine préhistorique?

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1921_num_18_7_13287

-Notes sur quelques Monuments Mégalithiques de la région du Nord

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1922_num_19_7_12004

-Les mégalithes de l’Escaut entre Valenciennes et Tournai

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1928_num_25_3_6458

 

 11°Quelques mégalithes situés le long de la voie antique Bavay-Cambrai-Arras-Boulogne sur mer.

- les pierres du diable de ACQ

http://www.nordmag.fr/patrimoine/histoire_regionale/voies_com/menhirs_acq.htm

-la pierre du diable à Lecluse

http://calis.pagesperso-orange.fr/04_megalithes/textes/02_lecluse.htm

 

12°Quelques mégalithes disparus de la région de Valenciennes (chapitre ajouté le 30/03/2013)

-Le syndicat d’initiative de SEBOURG décrit dans sa brochure relatant l’histoire de ce village situé à proximité de la voie antique Bavay-Tournay la présence d’une grosse pierre dressée dans un terrain désigné sous le nom de « Champ du Gros Cailloux » à cause d’une pierre d’un volume considérable enfuie à cet endroit. Cette pierre aurait été détruite par les premiers missionnaires chrétiens parce qu’elle symbolisait les cultes payens.

-Dans la brochure « Histoire de Valenciennes » sous la direction d’ Henry Platelle il est fait mention des « Pierres jumelles de Valenciennes » dans la zone de la colonne édifiée à la mémoire du général Dampierre. Ces mégalithes seraient attestés par des textes du XIV et XVII éme siècle et leur emplacement localisé avec précision mais il semblerait que les excavatrices se soient chargées de leurs restes.

Bernard Coussée dans son livre « Légendes et croyances en Hainaut Cambrésis » signale également l’existence de ces « Pierres jumelles »sur les hauteurs de Valenciennes.

 

 

 

Fin de l’article 

Mettez du son ,Cliquez sur le lien ci dessous,  et vous verrez un court montage vidéo en forme de clin d’œil (pour les cinéphiles.)

fichier wmv Brunehaut La pierre

 

Mise à jour du 30/03/2013

Prochainement un nouvel article sur ce blog.

« Présence des templiers au Moyen age à Maing, Famars et Marly ».

 

 

-Famars: Le moulin de Saméon

Commentaires » 1

________________________________________________________________________________

 

Famars : Le moulin de Saméon

 

Le moulin à eau de Saméon se trouve (se trouvait) sur la rivière Rhonelle à Famars au lieu dit « hameau de Saméon ».

Ne pas confondre avec la commune de Saméon située à 7km de Saint Amand les Eaux. Il n’y a pas de moulin à eaux à Saméon .(L’encyclopédie en ligne Wikipédia  fait  la confusion.)

Une boulangerie de ce village porte cependant le nom de « Fournil du moulin de Saméon » mais elle fait référence à un moulin à vent.

René Mirland , architecte, grand prix de Rome en 1911  à peint en 1905 « le moulin de Saméon »,vous en trouvez ci-dessous  une reproduction transmise par un habitant de Famars.

-Famars: Le moulin de Saméon dans Famars Famars-le-moulin-de-Saméon2

Pour en savoir plus sur le moulin de Saméon,vous pouvez consulter deux articles de « La voix du Nord »

Article 1/2 publié le 8 août 2009.Lien :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Autour_de_Valenciennes/Agglomeration_de_Valenciennes/2009/08/19/article_pour-en-savoir-plus-sur-le-moulin-de-sam.shtml

Article 2/2 publié le 19 août 2009.Lien :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Autour_de_Valenciennes/Agglomeration_de_Valenciennes/2009/09/08/article_histoire-locale-a-propos-du-moulin-de-sa.shtml

Résumé des deux articles.

Difficile d’imaginer, aujourd’hui, sa présence dans ce lieu-dit, situé en pleine campagne, à plus d’un kilomètre du centre du village. Ne subsistent en effet que quelques éléments de maçonnerie de la ventellerie (ou vannage) et la chute d’eau, ainsi que les vestiges d’une étable..

Une annonce, parue dans L’Écho de la Frontière, du 5 juillet 1834, permet d’en savoir un peu plus. Le moulin lui-même se compose de trois niveaux : au rez-de-chaussée, se trouvent les roues d’engrenage et aussi douze blattoirs (4). Au premier étage se situent les meules, le système de nettoyage, avec deux cylindres, un diable volant (5) et aussi un « beau grenier, une chambre à farine parfaitement constituée  ». Au second, il y a les tourniquets pour monter les sacs de blé et un grenier, surmonté d’un « joli colombier  ».

L’annonce précise que le rez-de-chaussée, le premier étage et les greniers sont « planchéiés à neuf ». L’habitation du meunier comprend un vestibule avec alcôve, pour loger les garde-moulin, deux grandes chambres, trois cabinets, un fournil et deux caves. La toiture du moulin et du logis sont en ardoise (ce que confirme une peinture de René Mirland, datant de 1905). Les dépendances du moulin sont constituées d’une écurie pouvant contenir dix chevaux et, à côté, un poulailler et deux étables à porcs. «  Tout le harna travaillant au moulin est dans le meilleur état.  » Le harna désigne, en patois rouchi, la charrue armée de ses agrets. Le moulin est au centre d’une petite exploitation de trois mencaudées et demi et quatre verges, soit environ quatre-vingt et un ares. La grange contient deux tas d’ « engrègement » (6), avec double grande porte et remise pour les voitures. •

 (4) Sans doute pour le blutage, consistant à séparer la farine du son.

(5) Diable volant, en patois rouchi, ou moulin à crible (pour débarrasser le blé de ses impuretés les plus grossières).

(6) Peut-être du mot « engrènement » ou action de mettre du grain dans la trémie du moulin.

Il relevait de la catégorie des moulins dits « au petit sac » ou « de pays » ou encore « de façon » : c’étaient les plus répandus, ne possédant que 2 ou 3 paires de meules. Les moulins dits « de commerce », plus modernes, équipés de 6 à 20 paires. Au cours du XIXe siècle, le moulin de Saméon, par ailleurs situé trop à l’écart, n’a pas résisté à la concurrence des minoteries. Quand a-t-il cessé de moudre ?

Les vestiges du moulin de Saméon nous rappellent, en tout cas, le temps, pas si lointain, où l’on utilisait la force hydraulique comme source d’énergie. Un relevé de 1879 recense l’existence de 19 moulins sur le seul cours de la Rhonelle. Tous ont disparu, suite à l’invention de la machine à vapeur et du moteur électrique. Et pourtant, en cette période qui se veut de développement durable, le moulin à eau, énergie non polluante, revient à la mode. En 1992, la roue à aubes du vieux moulin de Maresches s’est remise à tourner. La Rhonelle ,alimente une génératrice de 10 kw. À Saméon, d’ailleurs, le dernier occupant des lieux, dans les années 1940 -1950 , produisait son électricité. A quand le ré-équipement de la Rhonelle en micro barrages hydroélectriques ? •

La Voix du Nord

 

Vous pouvez aussi consulter le Tome 4 de la série « Famars 2000 » éditée par le Cercle Historique et Archéologique Sarrasin (C.H.A.S.) à la bibliothèque de Famars.

Recherchons quelques documents sur ce moulin que peu de Sarrasins connaissent.

On trouve sur le géoportail de l’IGN (certains téléchargements sont gratuits) une vue aérienne  de 1959   qu’il faut zoomer fortement  pour trouver la ferme du moulin qui semble en activité.Voir ci dessous.

Moulin-de-Saméon-vue-aaérienne-1959 Moulin dans histoire

 

Avec un peu d’attention on aperçoit

-la Rhonelle qui serpente entre les arbres.

-Le moulin et ses dépendances

-La ferme implantée au bord de chemin de Saméon (Plus de traces actuellement)

Zoomons un peu plus .Les bâtiments semblent entretenus, un camion ou un chariot  se trouve dans la cour.

 Le pont et la « cascade » sur la Rhonelle apparaissent.

Vue-aérienne-1959-moulin-de-Saméon-gros-plan..1

Actuellement le site du moulin est un ensemble de ruines, l’accès en est interdit depuis peu pour raison de sécurité.

Ci après quelques photos de ce qu’il reste du moulin, de la ferme et des dépendances. Spectacle de désolation !

Famars_le-moulin-de-Saméon-1

Famars_le-moulin-de-Saméon-2

Famars_le-moulin-de-Saméon-3

Famars_le-moulin-de-Saméon-4

Ci-dessous une capture vidéo de la recherche du moulin de Saméon à l’aide de Google Earth.

(La capture d’écran est réalisée avec Quick Média converter , la mise au format WMV et compression avec Windows Movie Maker)

Cliquez sur la ligne ci dessous:

fichier wmv Famars_Le moulin de Saméon

 Cette photo prise par satellite le 1/1/2004 nous montre qu’il n’y a pas si longtemps la toiture de l’étable était encore en bon état.

Le ruisseau de Saméon serpente allégrement avant d ‘ajouter son débit à celui de la Rhonelle (peu avant le Moulin)

Remarque :La restauration n’est sans doute pas envisageable néanmoins la sécurisation de ce site offrirait un agrément supplémentaire aux nombreuses, balades, promenades, randonnées qui empruntent les deux versants de la Rhonelle.(voir autre article de ce blog . Titre « Famars la boucle Artrésienne)

 

Fin de l’article

Reprise de l’article le 28 juillet 2015 :

Qu’est devenu le moulin depuis la rédaction de cet article le 21 juillet 2012 ?

Réponse: Consultez le  paragraphe le concernant dans l’article  « Les ponts sur la Rhonelle ». en cliquant ici

 

Fin de l’article

 

-Le « Jardin à Pois » années 83 et 84

Commentaires » 2

________________________________________________________________________________

 Ces années là le C.I.L de Valenciennes et le foyer de l’Escaut lancent sur le site du « Jardin à Pois »à Famars, un vaste programme de construction constitué d’habitations à vocation locative et de pavillons en accession à la propriété.

Sur le site Internet de l’IGN (Institut Géographique National)  retrouvez la rue des aubépines en vue aérienne datant de 1983 (bien avant Google) en cliquant sur la ligne ci dessous

fichier wmv Famars 1983 Cliché IGN

 

En 1983/1984 .Il y aura 16 maisons à ossature bois, et c’est une première pour l’époque, qui seront construites rue des aubépines.

Ci-dessous quelques photos prises dés le tracé de la rue des aubépines et de la rue des acacias.

Future rue des aubépines

-Le

La vallée de la Rhonelle et Aulnoy vus de la future  aire de retournement du bas de la rue des aubépines.

Famars-1983-vue-du-bas-de-la-future-rue-des-aubépines2 dans Théatre antique

 La vallée de la Rhonelle vue  du bas de la future rue de la Tranquillité

Famars-1983-vue-à-partir-de-la-future-rue-de-la-tranquilité1

Rue des aubépines coté des N° pairs et vue sur la construction des immeubles de la rue des acacias.

Nota:

Les pierres blanchâtres que l’on aperçoit en premier plan des deux photos suivantes proviennent des substructions du théâtre antique Gallo-Romain qui se trouvait à cet endroit.

Personne (?) ne s’en était rendu compte à l’époque, les bulldozers ont accompli leur œuvre.

Famars-1983-Vue-coté-n°-pairs-de-la-rue-des-aubépines1

Rue des aubépines coté des N° pairs et vue sur la construction des immeubles de la rue des acacias.

Famars-1983-rue-des-aubépines-vue-du-bas-21

Rue des aubépines coté des N° impairs

Famars-1983-rue-des-aubépines-coté-impair1

Rue des acacias

Famars-1984-rue-des-accacias1

Début de la construction de la rue des aubépines.

Famars-1983-rue-des-aubépines-vue-du-bas-11

Famars-1984-rue-des-aubépines-vue-du-haut1

 Novembre 1984 le programme de construction est terminé, la remise des clefs vient de commencer.

Famars-1984-rue-des-aubépines-

 

Quelques mois plus tard La société d’HLM du Hainaut lance un nouveau programme rue des acacias.

PubLogival-Le-domaine-de-la-Rhonelle

.

Fin de l’article.

Suite  en cliquant sur:

http://hanwide.unblog.fr/?p=453

 

 

.