Jardin à Pois, Rhonelle et alentours

» Catégorie : Archéologie


-Archéologie expérimentale

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Le minerai de fer de Famars

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1°) Avant propos

Lors des fouilles archéologiques de Famars de 2012 Raphaël Clotuche (Coordinateur  INRAP des fouilles de Famars) et son équipe ont découvert un gisement de minerai de fer à ciel ouvert (limonite). L’histoire aurait pu en rester là mais l’espoir était grand de tenter un jour l’expérience de la réduction de ce minerai en fer.

Cette occasion s’est présentée ces 29 et 30 Août 2015.  En effet l’ Archéosite® d’Aubechies-Beloeil en Belgique avait convié les expérimentateurs en archéologie expérimentale à partager leur savoir faire. Toutes les reconstitutions d’habitations et d’ateliers allant du Néolithique à l’Age du fer avaient été mises à disposition des participants par M. Cl. Desmaret directeur de l’ Archéosite.

Quelques échanges de mails enthousiastes et nous nous retrouvons, Raphaël Clotuche, Fréderic Vrevin webmaster du site « Fodere & Visum » étudiant en archéologie, Julie Flahaut qui étudie la céramique de Famars  et Georges Biron rédacteur du site « Famars Chronique Sarrasine » ce samedi 29 Août dans la forge de l’Age de fer où des reconstituteurs-archéologues ont préparé le matériel de l’expérience.

 

2°) Affiche-Programme de ces journées.

À noter que parallèlement à ces expériences d’archéologie expérimentale se tenaient de nombreuses démonstrations  de commandement de troupes romaines et celtiques.

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3°) l’expérimentation.

À notre arrivée deux bas-fourneaux construits par les reconstituteurs-archéologues nous attendent, le premier est allumé au charbon de bois, l’autre le sera le lendemain.

Les 90 kg du minerai de fer de Famars ont été chauffés le matin même pour en chasser l’humidité et rendre les cailloux de minerai plus friables.

Ci-dessous le bas-fourneau et ses deux soufflets qu’il va falloir manœuvrer alternativement pendant des heures

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Le même en gros-plan, il n’est pas certain que la décoration soit d’époque  :-)

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La photo ci-dessous résume les différentes étapes du processus.

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Repère 1 : Le minerai de fer sous forme de cailloux qu’il va falloir réduire en poudre

Repère 2 : L’éponge obtenue après de nombreuses heures de réduction du minerai dans le bas-fourneau.

Repère 3 : le lingot de fer obtenu après martellement de  l’éponge .

Repère 4 : un  lingotin  obtenu du lingot précédent, c’est sous cette forme qu’il était utilisé par les forgerons pour la fabrication d’outils, d’armes, ustensiles ménagers…etc.

Les spécialistes nous expliquent le mode opératoire

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Et c’est parti comme au bagne, on casse des cailloux, sans se taper sur les doigts.

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Le minerai est bien rouge, cela présage une réussite de l’expérience.

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Après le repas de midi pris en commun à la cafétéria où nous  côtoyons des légionnaires  en armures, des gladiateurs, des gaulois, un druide…bref « la Pax Romana », nous rejoignons ceux qui continuent à casser des cailloux et qui attendent la relève.

Après  quelques kg de minerai  réduit en poudre le chargement du bas-fourneau peut commencer. Mais pour que l’expérience soit scientifique chaque étape est chronométrée, chaque chargement de minerai est pesé, même chose pour le chargement de charbon de bois. Toutes les 10mn il faudra fournir au monstre  1kg de poudre de minerai et 1kg de charbon de bois. Cette procédure suit celle qui avait été testée récemment en Tchéquie. En expérimentation on ne change qu’un paramètre à la fois (cette fois c’est le minerai)

Pesage des ingrédients avec une bascule (romaine bien sûr).

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Nous nous relayons, les uns cassent des cailloux tandis que deux autres pompent alternativement avec les soufflets de façon à avoir un débit d’air constant. Puis par rotation d’autres prennent le relais. Un Allemand habillé en Germain nous est même venu en aide :-)

Ci-dessous le  bas-fourneau en plein travail.

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Il est presque 14H00 le public va bientôt envahir l’archéosite. Les « acteurs »  ajustent leurs équipements.

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Le centurion  Benoit Briand est en fait le président de la troupe Légion XXII Ave Bagacum, Nous entamons  une conversation, il me parle des représentations données dans la région et s’étonne de ne jamais avoir été contacté par les édiles de Famars.

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Les premiers visiteurs arrivent, il est temps de retourner casser des cailloux et de pomper des mètres cubes d’air.

Les troupes aux ordres déclamés en latin se placent pour le « spectacle ».

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En fin d’après midi il est temps d’éventrer le bas-fourneau.

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Et ce fut la déception de toute l’équipe, le bas-fourneau nous a concocté une grosse scorie . Est-ce dû au minerai qui a séjourné des milliers d’années exposé aux intempéries  sur une pente du Mont Houy de Famars ? A vrai dire, il y a bien du fer, mais il ne s’est pas aggloméré en éponge (qui se forme à l’endroit le plus chaud du four, attirant tout le fer) mais on a des éléments de fer épars qui ne peuvent donc pas être battus pour former un lingot.
Que cela ne tienne le lendemain l’équipe recommence l’expérimentation dans le deuxième Bas-fourneau  mais avec cette fois du minerai Brésilien et ce fut un succès.

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Conclusion : Cet exercice d’archéologie expérimentale nous a montré le chemin parcouru depuis l’âge de fer, de l’acharnement qu’il a fallu  à nos anciens pour, échec après échec, arriver à produire un métal qui a marqué le début de notre histoire commune.

Ci-dessous le lien vers le reportage de la RTBF tourné à Aubechies.

https://www.rtbf.be/video/detail_archeologie-experimentale-a-aubechies?id=2039299

Fin du reportage.

Contributions photos:  Frédéric Vrevin et  Georges Biron.

 

« Étudie le passé si tu veux connaître l’ avenir »

Confucius (551-479 av. J-C)

 

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-Les ponts sur la Rhonelle à Famars

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1°) Pourquoi un article avec pont au pluriel ?

La plupart des Sarrasins (habitants de Famars), des promeneurs, des randonneurs, des « VTTistes » ne connaissent que le pont de la Tranquillité qui permet de traverser la Rhonelle en bas du « chemin des Postes ». Ce pont est même emprunté certaines années par le Paris-Roubaix.

Vous découvrirez la réponse en lisant/regardant cet article

Photo du pont de la tranquillité actuel.

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Tranquillité est le nom du lieu-dit et non pas un nom convenant à la Rhonelle. Cette rivière qui fait au plus 4m de large se permet à certaines époques d’inonder le bas des villages situés en aval :Aulnoy et Marly. La dernière inondation importante date de 2002 voir autre article de ce blog en cliquant ici.  À une époque elle contribuait à la défense de Valenciennes en inondant le sud de Valenciennes lors de fermeture de la porte d’eau dite « tour de la Dodène » sise dans les remparts.

2°Maintenant faisons un bon en arrière de 2000 ans dans l’Histoire, à l’époque Gallo-Romaine.

 Ce pont de la tranquillité n’existait pas sous cette forme pour  la bonne raison que la Rhonelle était beaucoup plus large. C’était donc un autre pont  qui enjambait la Rhonelle qui d’après les archéologues de l’INRAP faisait 30 à 60m de largeur. Des passionnés d’archéologie, s’appuyant sur des données provenant des archéologues ont pu dessiner l’image de synthèse ci-dessous.

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Attention cette image est sous copyright  ©Fodere et Visum (site fermé, en cours de refonte)

A quoi pouvait donc bien servir un tel pont ? En fait, il se situait sur la voie antique appelée par la suite « Chemin des postes » qui reliait la ville de Mons à Famars .Une autre voie totalement disparue reliait Bavay, capitale administrative des Nerviens à Arras capitale des Atrébates en passant par Famars et Lewarde. Ce n’était pas une huitième chaussées Brunehaut tracées au Néolithique et pavées, dallées et entretenues par les Romains mais une chaussée Romaine. Venant de Bavay, elle entrait dans le territoire de Famars au niveau du chemin de Saméon  puis bifurquait sur le chemin des postes, traversait  la ville et se dirigeait vers Trith

Maintenant en exclusivité, en cliquant ici, vous découvrirez une vidéo 3D de la Rhonelle, du « chemin des postes », de la « cavée », du pont de la tranquillité, de l’ embarcadère et des embarcations du début de notre ère. En arrière plan le théâtre de Famars situé sur l’actuelle rue des aubépines. Cette vidéo qui concrétise les dernières recherches archéologiques m’est communiquée en exclusivité par les créateurs du Site ©Fodere et Visum (Site fermé, en cours de refonte)

Une  autre chaussée Romaine tracée et construite  également par les Romains reliait Fanum-martis (Famars) à Hermoniacum (Bermerain). Cette voie qui a pour nom actuel rue de Bermerain vient d’être en partie empruntée dans un nuage de poussière par le tour de France en Juillet 2015. Il est certain que cette voie n’a jamais connu autant de monde (sauf à l’époque ou les légionnaires l’empruntaient.)

Finissons cet aparté et revenons à la chaussée perdue reliant Bavay à Arras en passant par Famars.

Les archéologues de l’ Inrap  en ont trouvé des traces lors des sondages de 2008 effectués près du chemin de Saméon. Ils soupçonnent la présence d’un embarcadère sur la Rhonelle à proximité du pont. Seuls des nouveaux sondages pourraient confirmer cette hypothèse.

 

Ci-dessous une reconstitution des embarcations qui naviguaient sur la Rhonelle. Photo prise à l’Archéosite d’ Aubechies (Belgique).

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Il y a quelques années à Trith lors de la mise au gabarit de l’Escaut  d’autres archéologues avaient trouvé,  une sorte de mille feuilles de matériaux typiques d’une chaussée Romaine à flanc de rive fraîchement abattue.

-Les ponts sur la Rhonelle à Famars dans Archéologie gue-de-trith-st-legerSource: site Persée:

http://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1989_num_71_280_4432?q=famars

On peux en déduire qu’il existait à ce niveau également un pont romain, sur l’Escaut cette fois. D’ailleurs un hameau qui avait pour nom Pont-de-Trith  puis Pont figure dans les albums de Croÿ . Ce village maintenant disparu a été absorbé par l’agglomération de Trith. Cette toponymie pourrait accréditer cette hypothèse.

On trouve sur le site internet de la mairie de trith

« En 1170, le village, étalé sur les deux rives de l’Escaut, s’appelait Pont de Trith (de « trajectus », passage de cours d’eau), ancien mot tudesque que l’on retrouve dans les noms d’Utrecht et Maastricht, et qui indiquait le vieux passage établi sur l’Escaut.Un vieux pont recevait un sentier descendant directement de Famars et remontant vers le hameau auquel Saint-Léger donna son nom à cause du martyre qu’il y souffrit. » 

3°Faisons un bond de quelques siècles (au moyen âge).

 Le controversé Jacques de Guyse (1340-1399) entreprend au XIV ème siècle l’écriture des chroniques du Hainaut. Il visite toutes les abbayes du Hainaut et recueille la documentation et les traditions orales de l’époque.

 Il est controversé par les antiquaires (Savants qui s’occupent de l’antiquité), par de nombreuses sociétés historiques, même récentes, qui éprouvent des difficultés à différencier les légendes de la réalité historique. Un exemple : Tous les archéologues et chroniqueurs, écrivains, même ceux de la fin du XXème siècle affirmaient que Jacques de Guyse se trompait quand il écrivait que le roi de Famars avait été exécuté par César sur le Théâtre de Famars. Pour eux ce récit est une légende car il ne pouvait pas y avoir de théâtre à Famars. Il n’y en avait jamais eu. (Je crois que pour une personne savante le mot jamais  devrait être exclu du vocabulaire !)

Les substructions de ce théâtre qui ne pouvait pas exister ont été découvertes par les archéologues de l’INRAP en 2004. Voir à ce sujet un autre article de ce blog en cliquant ici.

Bien sûr il y a un anachronisme dans ce passage, puisque le Roi  (ou Duc) Hanwide de Famars ne peut pas avoir été exécuté sous les ordres de César puisque la ville venait d’être conquise et que le théâtre gallo-romain ne pouvait donc pas encore avoir été construit. Néanmoins si dans ses écrits Jacques de Guyse  parle du théâtre de Famars c’est que la tradition orale  ou ses prédécesseurs en avait gardé le souvenir.

Le pont Néron de Famars.?

IRPA KIKAttention : La copie de cette photo est interdite sans en avoir obtenu les droits de réutilisation. Cette photo est sous copyright © KIK-IRPA , Bruxelles .

N° de dossier Z006477 pour ce blog.

Source : Institut Royal du patrimoine artistique. Bruxelles : Lien vers le site de l’ IRPA : Cliquez ici

Description: fol. 270 v. Construction du pont de Néron et de la route à Famars

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Ceux qui connaissent un peu l’histoire de Valenciennes vont me laisser un commentaire disant que le pont Néron n’a jamais été construit à Famars mais à Valenciennes…Pourtant c’est la description  de cette peinture sur parchemin datée de 1447.

L’image  ci-dessus reproduit le dessin exécuté par le peintre Roger Van der Weyden, Le scribe en était Jaquemin du Bois.

À mon avis la description a été mal traduite elle aurait pu être écrite « Construction du pont Néron et de la route de Famars, » car il s’agissait de la chaussée qui partait de Famars traversait l’Escaut sur le pont Néron à Valenciennes pour rejoindre Tournai.

Au fait. Pourquoi « pont Néron »  pour ce pont qui se trouvait entre l’extrémité de la rue de Lille actuelle et la rue de l’Intendance, peu après la confluence de l’Escaut et de la Rhonelle ?

-Certaines sources citent le pont « Néro »  car le pont en bois était noir (néro).

- Une autre source : Voir ci-dessous un extrait de «  l’Histoire de Tournay » de Jean Cousin (1618) Google Books cliquez ici page 79, qui nous apprend que c’est Tibérius Néro qui aurait réparé le pont sur l’Escaut dit Pont Néron (à ne pas confondre avec L’empereur incendiaire Néron).

Pont Nero et Famars

Tiberius Néron (en latin : Tiberius Claudius Nero), né vers 85 av. J.-C. et mort en 33 av. J.-C., est un général et homme politique romain. Source Wikipedia

En 1839 M. Benezech dans son « Etudes sur l’ Histoire de Hainaut de Jacques de Guyse » écrit page 56 (source google Books): « Le pont Néron d’abord construit en bois eut sa direction changée par Annolinus préfet de Rome et bâti en pierre ».

M. Benezech écrit page 57 que Annolinus fit construire une route en pierres de Bavai à Tournai et fit transporter sur l’Escaut, près de Valenciennes le pont Néron qui était auparavant auprès de Famars et avait été plus anciennement à Escaupont ».

D’Oultreman historien Valenciennois écrit que le pont fût réparé par le comte Béranger en l’an 831

Qu’ en déduire de tout cela: Que le pont Néron a été construit à Famars ? . Cela voudrait dire que le dessin sur parchemin ci dessus n’est pas si naïf que cela.

Si on observe  le dessin, on pourrait l’interpréter ainsi:   Famars se trouve à Gauche , la route qui conduit à Bavay est en cours de pavement et à l’Horizon on trouve Tournai. Chaque ville est représentée par un château dont la taille pouvait donner une idée de l’ importance de la cité à l’époque. Mais il est évident qu’il ne s’agit pas de la représentation des villes de l’époque de Néron. Objectons également que si le pont Néron se trouvait pendant un temps à Famars sur la Rhonelle comment  traversait t’ on l’Escaut  ?

Il semblerait donc que la description de la peinture sur parchemin ci dessus: « fol. 270 v. Construction du pont de Néron et de la route à Famars« , soit vraisemblable dans la mesure où certains anciens textes précisent que Valenciennes se trouve en Famars.(nom du comté).

Ci dessous un extrait de : La société littéraire de Bruxelles: Mémoires: Volume 1 (1770 à 1772). Page 43   Source Google books.
 pont Néron dans Famars

A la recherche de la vérité plus on croit s’en approcher, plus elle s’ éloigne.

En cliquant ici vous avez accès à l’excellent site de Michel Blas qui publie toutes les cartes de Valenciennes depuis le moyen-age. Choisissez la carte du moyen-age A (le Boucq), vous trouverez le pont Néron au Nord de Valenciennes rep 7

Et maintenant pour conclure ce paragraphe, un cliché pris en 1949 par  M. Achille Trotin du C.S.P.V.constitue une véritable surprise, C’est un document historique . Le cliché montre la confluence de L’Escaut et de la Rhonelle juste avant le pont Néro . Le cliché a été pris lors de travaux de voirie pendant la reconstruction de Valenciennes.

Pont Néro en 1949

La reproduction de ce cliché est interdite sans l’accord de M. Achille Trotin du C.S.PV

Pour vous y repérer; En arrière plan on trouve la tour de l’église St Géry et à gauche du pont une face de la poste.

4° Le pont du moulin de Saméon

Une vue aérienne de Famars prise en 1959   montre le moulin de Saméon avec sa grange et un pont sur la Rhonelle.

Moulin de Saméon vue aaérienne-1959 Source Géoportail de l’ IGN

Un gros plan montre mieux ce pont.

Vue aérienne 1959 moulin de Saméon gros planSource Géoportail de l’ IGN

Ci-dessous ce qu’il reste du pont en 2012

Pont de Saméon 2012

Et puis un jour ce panneau est apparu.

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Les experts ont déterminé que pour assurer la continuité écologique de la Rhonelle il fallait contourner le moulin.

Continuité et contournement ces mots me semblent antinomiques ! Mais ce n’est que mon avis, je ne suis pas un spécialiste.

Contournement du Moulin. Photo panoramique: cliquez sur l’image pour l’agrandir

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Barrage en amont du moulin et du pont

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Le moulin hors d’eau

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Disparition du pont

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Un épisode est tourné, ce pont qui aurait pu être d’un intérêt certain pour un chemin de randonnée n’est plus.

Cependant nous ne sommes pas à la fin de l’histoire un nouveau pont vient d’être lancé sur la Rhonelle en amont du Moulin à la limite des territoires de Famars et de Artres.

Ce n’est pas la photo d’une attraction d’un parc de loisirs « accrobranche » mais le nouveau pont de singe destiné aux promeneurs, qui reste difficile à trouver faute de signalétique

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Fin de l’article

Certains nouveaux Sarrasins devraient ainsi découvrir une autre page de l’histoire de Famars et de la Rhonelle.

À bientôt

D’autres villages sont à découvrir en cliquant ici

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Pour les autres photos et illustrations: les sources sont citées.

       

 

-Valérie Létard chez les Sarrasins

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Ce vendredi 7 juin 2013  dans le cadre des journées nationales de l’archéologie  Mme Valérie Létard, Sénatrice du Nord et présidente de Valenciennes métropole est venue à Famars rencontrer les élus, les responsables d’association et les amateurs d’archéologie.

Avec beaucoup d’arguments elle a expliqué la genèse du technopole de Valenciennes et ses enjeux économiques pour la région. Elle a rappelé qu’un « technopole antique » existait déjà il y a 1700 ans à l’endroit même du site de fouilles actuel de Famars.

Mme Véronique Dupire et Mme Valérie LétardCi-dessus Mme Véronique Dupire Maire de Famars et Mme Valérie Létard lors de leurs allocutions.

-Valérie Létard chez les Sarrasins dans Archéologie dscn0629

 

Attentifs : M. Stéphane Meuric directeur du Technopole, M Philippe Baudrin maire de Maing, M.Philippe Beaussart patron du service archéologique de Valenciennes et auteur de nombreuses publications, M Raphaël Clotuche de L’ INRAP, directeur technique des fouilles de Famars.


M. Clotuche , expose ensuite l’importance des découvertes effectuées à Famars dont certaines sont uniques en France et confirme que toute une « industrie » , (elle dépassait le cadre de l’artisanat) , faisait vivre la région.

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Rappelons qu’à cette époque Famars avait donné son nom au Pagus Fanomartensis qui deviendra comté du Hainaut.(Vaste comté qui s’étendait d’Ouest en Est de Douai à Binche , et du Nord au Sud de Ath (Belgique) à Landrecies.

 Sur le Mont Houy de Famars ont été découverts des gisements de minerai de Fer, des carrières de sable et de grès, ainsi que des zones de pacage pouvant contenir plus de 5000 bovins, des fosses de lavage de peaux , et une grande quantité d’objets en os ouvragés . Les très nombreux fours de potier qui ont été retrouvés ainsi que  plus de 10 000 objets métalliques  témoignent d’une grande activité que l’on peut qualifier d’industrielle.

M. Clotuche a donné une nouvelle explication sur l’origine du nom de Sarrasins donné aux habitants de Famars :

Ses recherches l’ont amené à découvrir qu’avant le 18ème  siècle les habitants de Famars portaient le nom de Famarsiens. Le surnom de Sarrasin viendrait du fait qu’un curé de l’époque s’était étonné que les habitants de Famars payaient leur denier du culte et leur offrande à la messe dominicale avec des pièces qui n’étaient pas à l’effigie du roi.

En fait les Famarsiens s’acquittaient de leurs obligations avec des pièces à l’effigie d’empereurs romains qu’ils trouvaient à foison lors des labours et même dans les jardins.

Le curé, pas au fait de l’histoire Romaine, s’en était ouvert à son évêque en lui disant que les habitants utilisaient des pièces à l’effigie de Mahomet, qu’ils étaient donc des Sarrasins. De là viendrait le nom (le gentilé) des habitants de Famars.

Après ces allocutions tout le monde s’est retrouvé autour d’un cocktail de clôture.

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Une partie des découvertes archéologiques de Famars se trouve désormais exposée en vitrine dans le bureau d’accueil de la Mairie.

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Fin de l’article.

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-Exposition de trois siècles de fouilles archéologiques

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Du  12/04/2013 au 16/09/2013 le musée des Beaux Arts de Valenciennes  présente une exposition temporaire d’une partie des objets (on dit « mobilier ») archéologiques découverts depuis trois siècles à Famars.

C’est une exposition exceptionnelle car il est rare que des découvertes récentes soient présentées au public alors que ces fouilles, uniques en Europe de par leur étendue, ne sont pas terminées .A titre d’exemple 12000 objets métalliques ont été découverts à ce jour sur le chantier du technopole.

Des dizaines d’affiches comme celle-ci-dessous et de toutes tailles ont été placardées le long des avenues et boulevard de Valenciennes, n’en cherchez pas à Famars il n’y en a pas. Valenciennes semble oublier ses origines.

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Une de ces affichettes à l’entrée du Musée de Valenciennes.

p5040818.f Archéologie dans Famars

1°)L’Inauguration

Il y avait foule lors du l’inauguration du 11 avril 2013, mais il faut regretter que seulement une toute petite poignée d’invitations ait été offerte aux habitants de Famars.

Dès 18H30 les organisateurs ont ouvert le micro aux partenaires politiques et institutionnels  de l’exposition qui après quelques descriptions convenues des fouilles de Famars ont parlé de l’action de Valenciennes Métropole et du futur rayonnement Européen du technopole en cours de construction sur le champ de fouilles.

Seul M. Jean Paul Jacob, Président de l’ INRAP a souligné l’importance de ces fouilles  qui remettent en question les idées que l’on se faisait sur l’artisanat de cette époque Gallo Romaine.

Mme le Maire de Famars a rappelé à la Sénatrice du Nord Mme Valérie LETARD la promesse de cette dernière  de faire « quelque chose » pour Famars.

Espérons que cela ne se limitera pas à deux poteries posées sur une étagère !

Le proverbe dit « rendons à César ce qui appartient à César » c’est peut être le moment de rendre à Famars ce qui………..

A la fin de ces allocutions M. Clotuche coordinateur scientifique des fouilles de Famars devait emmener tout ce monde pour une visite guidée, mais pour un problème d’horaire cela a été annulé et il a été proposé aux invités  de  se rendre au cocktail. La majeure partie de ceux ci s’y est rendue laissant ainsi les vrais amateurs d’antiquités visiter l’exposition au calme.

Mais ne soyons pas négatifs il faut reconnaitre que cette exposition est un succès .Vous trouverez ci-dessous quelques photos qui devraient en inciter beaucoup à se rendre au musée de Valenciennes. Une visite guidée est préférable. Pour les renseignements ouvrir le lien ci-dessous :

http://www.valenciennes.fr/fileadmin/PORTAIL/VA/culture/musee/pdf/page-accueil/PAGES_AEXPO_FAMARS.pdf

2°) La visite de l’expo temporaire

Ci-dessous un extrait du plan détaillant  les différents chantiers de fouilles qui s’étendent sur les 150 ha de Famars antique.

plan-des-fouilles Exposition dans fouilles

Quelques vues de l’exposition :

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Ci-dessous quelques  vases dont le four s’est effondré lors de la cuisson et que l’artisan a laissé en place pour le  bonheur des archéologues.

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Ci-dessous Outils de Boucherie. Une partie des découvertes fait apparaître une sorte d’ « abattoir de la Villette » organisé autour du traitement des peaux, des os, des graisses et huiles des bovins parqués par milliers sur l’espace du futur technopole.

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Une statuette d’un dieu LARE

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Je n’ajouterai pas plus de photos de cette exposition temporaire, je préfère que vous vous déplaciez au musée, vous avez jusqu’au 19 septembre 2013. A noter que le premier dimanche de chaque mois la visite est gratuite. (Mais non guidée).

3°) La visite de l’expo permanente

Une partie du résultat des précédentes fouilles de Famars se trouve mise en valeur dans une salle en sous sol appelée Crypte archéologique.

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On y retrouve les peintures murales en décoration de bains privés.

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De nombreux vases « à visages »  sont exposés, certains ont le nom de planétaires ou semainiers parce qu’ils comportent 7 visages.

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 Un fragment d ’enduit mural représentant peut-être le temple de Mars qui aurait donné son nom à Famars

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Comme écrit plus haut, l’article de ce blog n’est pas un catalogue il faut vous rendre au musée de Valenciennes.

Je conseille à tous  de se procurer le livre « La ville antique de Famars » du service Archéologique  de Valenciennes rédigé sous la direction de Raphaël Clotuche. En vente au musée.

4°) La journée d’ étude du 18 Avril 2013

Journée très dense au cours de laquelle se sont succédés une quinzaine d’archéologues et spécialistes, chacun expliquant avec son vocabulaire très technique ce qui a été découvert à Famars.

Salle de projection et de conférence du Musée de Valenciennes.

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En tant que néophyte ce que j’ai retenu c’est que les moyens techniques très évolués, prospection géophysique, électrique, magnétique n’ont pas permis de retrouver les thermes dont les plans ont été tracés entre 1823 et 1826. Ces plans  ont été archivés depuis cette époque et sont même exposés.

Monsieur Ph Baussart du service archéologique municipal de la ville de Valenciennes émet l’hypothèse que l’ensemble des thermes a sans doute été démantelé à l’époque où les fouilles étaient financées  par des actionnaires. Chacun d’entre-eux voulant sans doute rentrer dans ses frais en revendant mobilier et immobilier.

Ci dessous un extrait du journal « Petites affiches de Valenciennes » du 29 Janvier 1825.

Source : Patrimoine numérique de la bibliothèque de Valenciennes cliquez ici

petites affiches 1825-01-29Nota: Les « médailles » sont en fait des pièces de monnaie. A l’époque on se souciait peu de Patrimoine

Autre découverte : les prospections  magnétiques et électriques font apparaître une nouvelle voie, totalement disparue, qui mènerait au sanctuaire dont les substructions viennent d’être découvertes. Mais il s’agit d’un terrain privé, il n’est pas question d’y effectuer des sondages pour confirmer cette hypothèse.

5°) La nuit des Musées (Samedi 18 Mai 2013)

A cette occasion le musée de Valenciennes a ouvert ses portes à une visite gratuite de l’ensemble du musée y compris à l’exposition « Aux origines de Valenciennes la ville antique de Famars ».

Malgré un affichage difficilement lisible, texte bleu sur fond bleu foncé les passionnés étaient encore au rendez-vous. C’est en sortant du musée, après 23H00, que je me suis rendu compte que certaines affiches devenaient lisibles dans les panneaux rétro-éclairés .Tout s’explique. !

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Comme le précise l’affiche des gladiateurs étaient au rendez-vous et accueillaient les visiteurs à l’entrée du musée.

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Après une courte présentation, les spectateurs ravis ont assisté aux combats.

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Ce qui est étonnant, ce sont les hourras et encouragements des spectateurs aux coups portés (sans conséquences heureusement). Cela fait penser aux jeux du cirque  offerts aux Romains pour leur faire oublier leurs problèmes !

Sommes-nous si proches de nos ancêtres gallo romains. ?

 

Fin de l’article.

Vous trouverez  un petit diaporama de l’exposition en cliquant sur la ligne ci dessous.

fichier wmv Photorécit Famars

-Présence des templiers à Maing, Famars et Marly au Moyen Age – Le chemin des postes

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Mise à jour du 20/06/2016

Chapitre 1-Données Historiques.

-Depuis les Celtes, et peut être depuis le néolithique,  des voies ont été tracées pour relier les lieux de Culte,(voir article des-menhirs-a-famars/ de ce blog).

-A l’époque gallo-romaine ces voies  ont été dallées et entretenues pour faciliter le commerce, mais aussi dans un but militaire. On peut citer comme exemple la voie Aggripa  qui reliait Boulogne sur Mer à Lyon capitale des Gaules. Ces voies souvent appelées chaussées Brunehaut  ou encore Chaussées Royales, Grands Chemins…ont été  également empruntées pendant  des siècles par des pèlerins pour se rendre à  Rome, Jérusalem, Compostelle, Mont St Michel…

-Pour héberger les militaires le long de ces voies antiques  les romains construisirent des Mansiones  gites d’étape très confortables réservés aux officiers et aux voyageurs officiels.

D’autres hébergements furent construits le long de ces voies mais de qualité inférieure.

.les cauponae pour les voyageurs ordinaires

.Les tabernae pour la clientèle patricienne

.Les mutationes qui étaient des relais pour les véhicules, les animaux..On y trouvait les vétérinaires, charretiers, forgerons..

Ci-dessous la photo  de la reconstitution  d’une Mansio . à l’archéosite  « ARCHEON » à Alphen aan den Rijn (Hollande).

Lien :  http://rambambashi.wordpress.com/2008/04/

-Présence des templiers à Maing, Famars et Marly au Moyen Age - Le chemin des postes dans Archéologie archeon_mansio

Toute une Hôtellerie semble donc s’être installée le long de ces voies, on peut même dire que celle-ci perdure le long de nos routes nationales et autoroutes.

Très tôt après la chute de l’empire romain ou consécutivement à l’émergence de la chrétienté on peut aisément imaginer que tout un réseau offrant l’Hospitalité aux pèlerins et aux voyageurs se soit installé à la place de ces Mansiones , souvent au bord des mêmes voies de communication.

-Les moines au début de la chrétienté, proches du bas peuple, se sont attachés  à développer l’agriculture, l’élevage, assécher les marais  insalubres, construire des moulins, bref à développer le Pays. Certaines communautés proches de ces voies de communication offrirent donc  le gite et le couvert à tout pèlerin ou voyageur demandant l’hospitalité.

L’ordre de l’Hôpital (Les Hospitaliers) qui pris naissance en Orient, avant la première croisade (1096-1099) , reconnu en 1113 par le pape comme ordre religieux se chargeait de l’Hospitalité des pèlerins sur les chemins de pèlerinage vers Jérusalem. Mais la nécessité de créer une milice (milice du Christ) qui assurerait la protection des pèlerins (parfois musulmans) en proie aux brigands locaux et aux croisés aux buts non louables s’imposa.

Reproduisant l’organisation de la société médiévale c’est-à-dire

Trois « castes »

-les prêtres et moines  qui prient. Oratores.

-les guerriers ;Bellatores .

-les paysans : Laboratores.

Cette milice s’organisa suivant le même modèle :

-les chanoines s’occupant des affaires liturgiques.

-l’ordre de l’hôpital, des fonctions charitables

-la milice du Christ, de la fonction purement militaire.

L’ordre du temple, laïc (ne dépendant pas de l’église) et religieux se formalisa (sous la bienveillance de Saint Bernard, l’abbé de Clairvaux)  à Jérusalem dans les écuries proches du temple de Salomon par les chevaliers Hugues de Payns et Geoffroy de Saint Omer.

Cette communauté réunit dés le départ les Oratores et les bellatores avec toute l’ambigüité  de la situation : Tuer l’ennemi sans pécher.

La fondation de l’ordre date du  23 janvier 1120 lors du concile de Naplouse.

Les templiers de leur nom « Pauvres chevaliers du christ et du temple de Salomon » ne faisaient pas partie de la haute aristocratie. Hobereaux issus de la petite et moyenne aristocratie ils faisaient  don de tout ou partie de leurs biens à l’Ordre. Ils faisaient vœux d’obéissance, de chasteté, et de pauvreté. Avant 1120 les futurs templiers étaient même liés aux Hospitaliers par le « relief » c’est-à-dire  par le droit sur les restes alimentaires des repas.

C’est vers 1130 que les hospitaliers devinrent également un ordre militaire.

En 1147 le pape octroie officiellement aux templiers la croix pattée rouge. Auparavant les chevaliers étaient vêtus d’un manteau blanc, les sergents d’un manteau brun. La croix pattée rouge cousue sur l’épaule gauche.

Leurs « succès » lors des croisades vit les donations, les legs (terres, églises, immeubles) constituer un important patrimoine qui dégageait des ressources  pour financer les actions du Temple en Terre sainte. Leur réputation de sérieux les amena à gérer le Trésor royal en France. Ils seront les inventeurs du chèque  qui permettait aux pèlerins de se déplacer sans fortune dans leur bagage et d’effectuer des retraits dans les commanderies sur simple émargement.

Leur mission de protection des pèlerins se transforma  au cours des deux siècles qui suivirent en mission de protection des lieux Saints.

De nombreuses dérives dues à l’ambition de certains grands maitres, la perte par les croisés le 28 Mai 1291 de la ville d’Acre occasionnant  la perte de la terre Sainte, les richesses enviées par le roi de France Philippe IV (Le Bel),le refus du Grand Maître Jacques de Molay de  le reconnaître  comme Grand Maitre décida le Roi en 1307  à intenter un procès inique visant à  l’extermination des templiers.

Le Vendredi 13 octobre 1307  tous les templiers sont arrêtés. Ci dessous une illustration que l’on découvre à Laon dans le jardin de la chapelle de la commanderie.

Sur tout le territoire la même scène s’est répétée.laon-le-13-octobre-1307 Hospitaliers dans Famars

Le dernier Grand Maitre Jacques de Molay  et Geoffroy de Charnay périrent sur le bucher le 18 Mars 1314.

L’ensemble des biens de l’ordre du temple fut alors confié en gestion à l’ordre des Hospitaliers.

Pour en savoir plus: Regardez la vidéo ci-dessous de l’ émission « L’ombre d’un doute » : Les templiers victimes d’un roi Maudit ?

Narrateur: Franck Ferrand.

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Fin du préambule concernant l’histoire des Hospitaliers et des Templiers.

De très nombreux sites du net alimentent aujourd’hui encore bien des légendes et des controverses.

Pour plus de renseignements lire les livres du spécialiste des ordres religieux militaires : Alain Demurger, ainsi que le livre de l’historienne Simonette Cerrini « La révolution des templiers » préfacé par A. Demurger.

Chapitre 2-Présence des templiers dans le Valenciennois

-A la limite des 2 communes Famars et Maing on trouve un lieu-dit  dénommé l’Hôpiteau . Il n’y a pas de faute d’orthographe, il ne s’agit pas d’un Hôpital dans le sens actuel du nom mais d’un lieu qui offrait l’Hospitalité..

Photo ci-dessous : Lieu dit l’hopiteau  à Maing,  Rue de l’Hopiteau

maing-lieu-dit-lhopiteau1 Templiers dans histoire

maing-l-hopiteau Teutoniques

Données géographiques :

Sur les cartes de l’IGN actuelles  c’est ce nom qui est imprimé, par contre

-Sur l’ atlas de Trudaine,(dates 01/01/1745-31/12/1780)  voir ci-dessous, le nom porté est Cense de l’Hopital et se trouve en bordure  du « Chemin des  Postes ».

cense-de-l-hopital-f_14_8481-support-20-atlas-de-trudaine_archives-nationales

Reproduction interdite .Ce document fait l’objet d’une License de publication pour paraitre sur ce blog. Document conservé aux Archives Nationales, Paris.

Source : Archives Nationales : Atlas de Trudaine cote F/14/8481 p020r01.p.

Ce chemin des postes dont la création remonterait à la fin du moyen age  reliait Bruxelles à Paris  en passant par Marly, Aulnoy, Famars, Maing, Monchaux, Haspres, et rejoignait semble t’il la Chaussée Brunehaut (Bavay-Cambrai) à Villers en Cauchies.

Il longe encore actuellement sur plusieurs kilomètres l’Autoroute A2 (E19)  entre la frontière Belge et Valenciennes.( en passant sur le site Toyota , ceci pour l’anecdote). On en retrouve aussi des sections au Nord de Paris à Livry-Gargan (93), à Bonneuil (95) le long de l’autoroute du Nord A1 ainsi qu’à Soignies(B) près de Mons et à Waterloo près de Bruxelles.

Le premier relevé des chemins des postes établi par Nicholas Sanson date de 1632: ci dessous un extrait  que l’on trouve sur le site de la Bibliothèque Historique des Postes et Télécommunications: (cote 10-1-18)

carte chemin des postes

En cliquant sur le lien ci dessous vous aurez la cartographie des chemins des postes.

Lien vers La B.N.P.T

http://www.bhpt.org/cartes/carte10118/TemplateWebPage.htm

Le chemin des postes, au même titre que les chaussées Brunehaut, semble donc être une voie très ancienne parcourue par des pèlerins ,des voyageurs , des chevaucheurs de toute époque et c’est donc tout naturellement que l’on y retrouve un « Hopital » à Maing et une commanderie à Marly lez Valenciennes.

Marly se trouvait  être une étape d’un chemin de Compostelle. Dans le cœur  de l’église actuelle on trouve une statue en bois polychrome représentant  un pèlerin   de retour de Compostelle avec son bâton de pèlerin et des coquilles sur le manteau symbolisant ainsi St Jacques.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA  .

Ci dessous quelques survivances de cette voie dans le Valenciennois

marly-aulnoy-quarouble-famars

Il est même possible que le chemin des postes ait une origine Gallo Romaine :

Lire l’ article ci dessous concernant la cadastration Gallo Romaine du Cambrésis. Cliquez sur le lien :

http://camerix.pagesperso-orange.fr/Rech-Cadastre.htm

Le site ci dessus n’est plus accessible

-Sur les plans  du cadastre de Famars  datant du  consulat (1830) , le Chemin des postes est appelé  « Chaussée Brunehaut ».Sans doute une erreur des employés du cadastre de l’époque mais nous éclairant sur l’importance de cette voie.

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Ci-dessus : Gros plan sur la chaussée Brunehaut et mise en  évidence de celle-ci

Reproduction interdite .Ce document a fait l’objet d’une autorisation de publication pour paraitre sur ce blog.

Source :Archives départementales du Nord. Cadastre cote P31/587 1830

-Sur les cartes actuelles le chemin des postes change de nom à l’entrée de Famars et devient « la cavée » après le pont de la tranquilité ,puis rue de Feleine, puis rue de Maing, puis D288 jusque Maing.

Hopiteau, ou  Ospital à Maing , qu’en dit Wikipedia ?

Le lieu-dit l’Hopiteau où s’érige une ferme du même nom, correspond à un fief très ancien qui est déjà attesté en 1257 sous la forme « Fief de Ciply », ainsi que dans le cartulaire de Fontenelle (XIIIe siècle) sous les formes « Cepli » et « l’Ospital ». Ce fief relève d’abord de l’Ordre Hospitalier des Chevaliers du Temple de Jérusalem, c’est-à-dire des Templiers, dont la Commanderie dans le Hainaut siège à Ciply (Belgique). Après dissolution de l’ordre, par Philippe IV le Bel, certaines possessions passent à l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, puis échoit à celui des chevaliers de Rhodes et, enfin, aux chevaliers de Malte. La commanderie s’établit alors à Forchies-Piéton (Belgique).

Ci-dessous extrait du cadastre de Maing  relevé en 1831

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Ci-dessus : Gros plan sur l’hopital , sa chapelle et mise en  évidence de ceux-ci.

Reproduction interdite .Ce document a fait l’objet d’une autorisation de publication pour paraitre sur ce blog.

Source :Archives départementales du Nord. Cadastre cote P31/601 1831

 

Autres implantations proches de Famars

Rappel : Famars se trouve au milieu de la « patte d’oie » formée par deux voies antiques (chaussées Brunehaut) .Le chemin des postes croisait ces deux voies.

La chaussée Brunehaut BAVAY-CAMBRAI-AMIENS

La chaussée Brunehaut BAVAY-ESCAUPONT-TOURNAI

On peut noter qu’une  «Cense de la commanderie » se trouvait à la Flamengrie en bordure de la Chaussée Brunehaut Bavay-Tournai.

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Ci-dessus : Gros plan sur la Commanderie en bordure de la chaussée Brunehaut Bavay-Tournai  et mise en  évidence de celle-ci.

Reproduction interdite .Ce document a fait l’objet d’une autorisation de publication pour paraitre sur ce blog.

Source : Archives départementales du Nord. Cadastre cote P30/133 La Flamengrie

A Marly, banlieue de Valenciennes, à proximité du chemin des postes se trouvait  la maison du temple de Beaulieu. Des documents permettent de situer celle-ci comprenant cense et chapelle au niveau du carrefour de Romainville, à gauche en remontant la grand’ route.

De part sa position stratégique elle commandait un véritable « Nœud routier »  c’est-à-dire :

-les deux directions du chemin des postes, d’une part vers Mons et Tournai (Chaussée Brunehaut Bavay-Tournai) d’autre part vers Cambrai en passant par Famars et Maing et sa cense de l’Hopiteau.

-le « vieux chemin de Bavay » conduisant à cet autre nœud routier.

-le chemin de Préseau et la chaussée de Valenciennes au Quesnoy.

Ce carrefour, qui évitait de traverser Valenciennes et ses Octrois était gardé par les templiers…(source : Livre vert « Marly, les histoires »)

Après l’abolition de l’ordre lors du concile de Vienne par la bulle papale Ad Providam du 2 Mai 1312,  le temple de Beaulieu fut incorporé aux biens de l’Hopital de St Jean ( les Hospitaliers).

Ouvrir, pour plus de détails, le lien ci-dessous vers un article de la Mairie de Marly.

http://www.marly.fr/spip.php?article16

 

Chapitre3-Récits des voyages de Jean de Tournay

Jean de Tournay, riche commerçant de Valenciennes entreprend entre le 25 Février 1487  et le 7 mars 1489 un pèlerinage à Jérusalem.il décrit avec beaucoup de détails ses périples.

En voici un très court extrait de son départ de Valenciennes.

[fol.2 r.] C’est le papier du Sainct Voiaige de Hiérusalem, lequel Sainct Voiaige entreprint à faire Jehan de Tournay en son tampz marchant de la ville de Vallenciennes et se partyt de sa mayson le lundy XXVe de febvrier an 1487 et quy estoyt le jour de sainct Mahieu apostre, lequel lundy fut le premier lundy de quaresme, dont en cedict an bissexte sallit. Et ledict Jehan, environ douze heures et demye après disner, accompaigné de monseigneur Jehan de Tournay son frère, abbé de l’église de sainct Jehan en Vallenciennes, Jehan le Liepvre, Pierre de Lonnain et aultres s’en vindrent en la ville de Montz. Ossy cedict jour, ledict Jehan envoia ung jeune filz nommé Jennin Honseaulx toujours devant luy jusques en la ville de Coulloigne, et estoit ledict Jennin à pied.

Lendemain mardy XXVIe dudict moys, moy accompaigné dudict seigneur de sainct Jan et aultres vinsmes jusques à ung villaige oultre ladicte ville de Montz que on appelle Casteaux, et là endroit se print le congiet des deux frères et aultres parentz et amys, et allors allay chevaulchant avec Martinet de Laderière fils Jehan et passames parmy la [fol.2 v] ville de Sognies, la ville de Branie, la ville de Nostre-Dame de Hal et coucher en la ville de Brouxelles quy est au pays de Brabant…….

 Que peut-on y lire ? :

Le jour de son départ : le 25 février 1487 vers midi et demie.

La direction qu’il prend pour rejoindre Jérusalem ? : Mons

Le lendemain il prend la direction de Bruxelles.

On peut établir ce court Scénario de sa première journée :

Vers midi Jehan de Tournay quitte Valenciennes, il passe par Marly (ou éventuellement par Famars et Maing) pour se rendre dans une de ces deux censes Hospitalières, il y fait des dépôts à fin de ne pas emporter sur lui de grosses sommes d’argent, (sachant qu’il pourra en retirer dans n’importe quelle commanderie située sur la route.de Jérusalem) et il prend le chemin des postes qui le conduit à Mons. Son voyage continue ensuite vers Bruxelles…..pour connaître la suite ouvrir le lien ci-dessous :

http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=1394

Transcription du manuscrit de Jean de Tournai
Complément au récit de voyage publié aux éditions La Louve, Le Voyage de Jean de Tournai. De Valenciennes à Rome, Jérusalem et Compostelle (1488-1489), ISBN978-2-916488-50-9)

Fanny Blanchet-Broekaert

Chapitre 4-Conclusion :

A toutes les époques de notre histoire  et même de la préhistoire Famars à été un important point de passage.

Point de passage à l’époque Celtique vers le centre cultuel de Bavay ,puis point de passage des militaires Romains vers les garnisons de l’empire et des voyageurs vers les ports de la mer du Nord ,vers les autres villes de la gaule Belgique…

Toute une infrastructure routière, Chaussée Brunehaut, voies antiques, voies royales , chemins des postes a été accompagnée d’un réseau que l’on appellerait maintenant Hôtelier mais dont les « gites d’étape » comme nous l’avons vu portaient le nom de Mansiones à l’époque Gallo Romaine , Hopiteau ou opital au moyen âge. ( Novotel, Ibis, Formule 1…à notre époque).

Les ordres Hospitaliers et Templiers avec leur censes et commanderies assuraient les fonctions hôtelières et de « gendarmerie » le long de ces voies .Sans oublier les maladreries destinées à soigner les pèlerins, croisés, voyageurs atteints de maladies contractées en ces terres lointaines :Lèpre, peste, vérole….qui sont devenus nos Hôpitaux.

Chapitre5-Informations complémentaires 

Ci-dessous  une vidéo  d’ une cinquantaine de minutes qui raconte l’ histoire des Chevaliers Teutoniques.(Autre ordre militaire religieux).

 Cliquez ici

Source: Dailymotion  http://www.dailymotion.com/video/xqgj4u_les-chevaliers-teutoniques_news

On y apprend ,vers la 23ème  minute du film, (déplacez le curseur en bas de la vidéo ) que tout un réseau de « chemins des postes » reliait les commanderies Teutoniques  de Prusse et d’ Europe et permettait en moins de deux jours de les joindre d’un bout à l’autre de l’état.

De la même façon il n’est pas déraisonnable de penser que Famars ait vu passer au grand galop par le chemin des postes des messagers-templiers assurant la communication entre les commanderies depuis Bruxelles jusqu’à Paris..

Fin de l’ article

Reprise de l’article le 01/09/2013

Ce jour comme tous les ans , la commune de Maing a organisé une fête médiévale à proximité  du Castel des prés.

Les chevaliers Teutoniques et Templiers étaient encore bien présents.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nouvelle fin de l’article

Nota: La description , le rôle du chemin des postes décrits dans cet article  sont  sans garantie d’authenticité historique  . Ce ne sont que spéculations de ma part, il manque de nombreuses références pour confirmer mes assertions.

Les extraits des plans du cadastre sont publiés d’une part avec l’ autorisation des Archives Départementales du Nord et d’autre part après l’obtention d’une licence de réutilisation de données publiques auprès des Archives Nationales. Ces documents ne peuvent êtres reproduits sans leurs autorisations. Les ajouts portés sur ces extraits des plans du cadastre , Flèches,soulignages mettant  en évidence des noms propres de lieu sont  conformes à l’article 3 d des obligations du licencié.

Les photographies sont personnelles sauf celle de la Mansion à l’ archéosite « ARCHEON » à Alphen aan den Rijn (Hollande).

Le « livre vert  Marly, les histoires. »  publié par l’office du tourisme de Marly est disponible à la bibliothèque de Valenciennes .J’y ai  découvert la commanderie des templiers de Marly (maison du temple de Beaulieu) et  son importance historique.

mise à jour du 04 Juillet 2014


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-Des menhirs à Famars ??

Commentaires » 6

Les menhirs de Famars

  -Des menhirs à Famars ?? dans Archéologie famars-_-ou-se-trouvent-les-menhirs

Titre accrocheur !!!

 Il n’y a pas de menhirs à Famars au lieu dit « les cailloux » le long du « chemin des postes ». C’est un montage photographique, vous vous en êtes douté. Cependant quand vous aurez parcouru cet article vous arriverez peut-être à la conclusion que ce photomontage aurait pu être une vraie photo.

Allons-y progressivement dans la démonstration.

1°-Il faut d’abord se rappeler ce que sont les 7 chaussées dites « Brunehaut » qui rayonnent en étoile du centre de la ville de Bavay (59).

Pour beaucoup ces chaussées sont d’origine romaines d’autres préfèrent les légendes. Ce serait le cheval auquel était attachée la Reine Brunehaut qui aurait tracé ces voies avant de s’arrêter devant un monolithe qui a donné son nom à la ville de Brunehaut en Belgique, enfin d’autres  se référent au texte de Jacques de Guise qui cite l’Archidruide Brunéhulde comme celui ayant fait paver les 7 chaussées commencées par Bavo l’ancien (cousin ? Oncle ? de Priam rescapé de la guerre de troie).

-Pour en savoir plus sur l’histoire de Bavay cliquez sur le lien ci-dessous :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bavay

 -Pour les annales de Jacques de Guise: voir autre article de ce Blog « Famars les légendes ».Des liens (Books Google) vous permettent de consulter les écrits de Jacques de guise traduits par le marquis Fortia d’Urban.

2°-Quelles sont ces 7 voies que l’on ne peux  appeller  » chaussées Brunehaut »  mais qui portent ce nom sur les cartes d’état major. Pour faciliter le tracé utilisons en arrière plan une des cartes de Cassini (publiées entre 1756 et 1815) de façon à être moins pollué par les nationales, départementales, autoroutes construites depuis.

Les cartes de Cassini et autres cartes sont téléchargeables sur le Géoportail de L’IGN 

bavay-les-7-voies-antiques Bavay dans Famars

Direction des 7 voies

-Vers Tournai(B) et Boulogne sur mer  par Escaupont {Voie 1-2 du plan}  .Vers   Amiens par Vendegies et Cambrai {Voie 1-1 du plan} , après la bifurcation de St Vaast-la-Vallée. (La voie pavée 1-3  porte parfois le nom de Vieux chemin de Bavay à Valenciennes et serait postérieure à la destruction de Famars)

-vers Gand par Bellignies {voie 2 du plan}

-vers Mons {voie 3 du plan}

-Vers Cologne par Binche {voie 4 du plan}

-Vers Trèves {voie 5 du plan}

-Vers Reims {voie 6 du plan}

-Vers Saint Quentin et Soisson {voie 7 du plan}

 Qui a tracé et construit ces voies ?

Faits singuliers ces voies rectilignes sont bordées de menhirs. Des lieux-dits portent un nom faisant allusion à des « pierres levées », ou à des « cailloux ».

Si on trace par exemple des droites parallèles de part et d’autre de la Voie Bavay- Amiens à environ 1500m (arbitrairement) de distance de celle-ci on trouve :

-Le menhir de Montfort au lieu dit « le gros cailloux » à Vendegies à 1200m de la chaussée Brunehaut.

-Les pierres jumelles à Cambrai à 50m de la chaussée Brunehaut.

-« Le noir Talus » au Nord de Villers en Cauchies à 850m de la chaussée Brunehaut.

-« La borne de fer » au Nord de Villers en Cauchies à 1300m de la chaussée Brunehaut

-« Le trou aux cailloux » à l’est de Rieux en Cambrésis à 1000m de la Chaussée Brunehaut

-« En bas de la borne » à la sortie de Cambrai à 100m de la chaussée Brunehaut.

-« les hautes bornes »  au sud Ouest de Bourlon à 1500m de la chaussée Brunehaut.

-« Le mont Cailloux » à Warlincourt à 1000m de la chaussée Brunehaut.

-« Les cailloux » au Sud Est de MartinPuich à 1300m de la chaussée Brunehaut.

-« Les cailloux » au sud est d’Albert à 1000m de la chaussée Brunehaut.

-« La haute Borne » au Sud Est d’ Albert à 800m de la chaussée Brunehaut.

-« Les champs cailloux » au Nord Ouest de Bresle à 1300m de la chaussée Brunehaut.

-« Les hautes bornes » au Sud de Pont-Noyelles à 1100m de la chaussée Brunehaut.

 

Ci-dessous la photo du grès Montfort de Vendegies au lieu-dit «le gros caillou ». 

vendegies-le-gres-montfort Brunehaut dans histoire

Les pierres jumelles de Cambrai

 

cambrai-les-pierres-jumelles Menhir

cambrai-menhirs-monolithes Néolithique

Ne trouvez vous pas surprenant qu’une voie dite romaine soit encadrée de bornes du néolithique et de nombreux lieux-dits évoquant des « cailloux » ou des bornes ?

Ces indices bordent une voie de communication comme des phares bordent un terrain d’aviation actuel. Ceux qui empruntaient ces voies pouvaient s’aventurer sur des centaines de km.

Rappels pour se situer dans l’histoire:

Le néolithique s’étend de -6000 avant JC jusqu’ à l’âge du bronze.

Les premières migrations Celtes datent de -2000 avant JC

La conquête de la gaule Belgique par les légions de Jules César date de -52 avant JC

Les chaussées romaines de Bavay n’ont-elles pas une origine préhistorique ?

C’est le titre de la communication de M.Desailly dans le « bulletin de la société préhistorique de France » édité en 1921 tome 18 N7 pages 156 à 162.

Des archéologues ont constaté après de nombreux prélèvements que l’édification de ces voies est bien d’origine Romaine mais que leur tracé ne peut être en aucun cas Romain.

Les romains n’auraient fait que les empierrer (entre -10 avant JC et +15) et les entretenir. Un des arguments de M. DESAILLY archéologue est de préciser que le tracé des voies en lignes droites rigoureuses sans lacets ni détours par monts et par vaux ne permettait pas de tracter de lourdes charges .Elles ne pouvaient donc pas être de facture Romaine. (Toutefois ces voies ont bien aidé César dans ses conquêtes)

La photo ci dessous prise sur la chaussée Brunehaut Bavay-St Quentin  à l’entrée du village de Montay vient conforter cette hypothèse.

la-chaussee-brunehaut-a-montay

Ce seraient donc les hommes du néolithique qui auraient tracé ces voies antiques,je me garde bien de les appeler Brunehaut.

 Ces voies étaient sans doute des pistes empruntées par les hommes préhistoriques (chasseurs ? Guerriers ?) qui les avaient jalonnées de repères visibles de loin .Citation de B. Coussée dans «Légendes et croyances en Hainaut–Cambrésis CEM éditions ».

On peut penser également que ces pistes ont été « redressées » et rendues rectilignes sous l’inspiration des druides lors des  migrations Celtes successives.

La forme en étoile de ces voies antiques et l’orientation Nord Sud de son axe ne sont elles pas l’illustration d’un culte solaire ?. Ces voies ayant pour rôle, soit de guider les « pèlerins » vers un centre de culte soit de guider ces pèlerins vers d’autres centres de culte éloignés (sorte de gare de triage si on accepte d’être péjoratif).

Revenons aux deux voies qui encadrent Famars,

-celle au Nord (voie 1-2) . à noter qu’ une bifurcation, la voie 1-3 au niveau de Bry  se dirige vers Marly et Valenciennes.(Valenciennes n’existera qu’au IVème siècle, après la destruction de Famars)

-Celle du Sud (voie 1-1) est une bifurcation de la voie 1 au niveau de Saint Vaast-la-Vallée.

Ces deux voies étaient reliées entre-elles par « le chemin des postes » en provenance de Mons (en Belgique,) coupant la première chaussée et se dirigeant vers Saulzoir pour rejoindre l’autre en passant par Famars et Maing. Le chemin des postes, de part son tracé, ne semble pas être d’origine antique ou Gallo romaine. Par contre le diverticule reliant Famars à Bermerain permettait de relier ces deux sites Gallo-romains importants.

Photo de ce diverticule.(voie de traverse reliant deux voies plus importantes) au lieu dit l’Oliette.

diverticule-bermerain_famars

 Cette voie passe à proximité du lieu-dit « les cailloux » à Famars, voila pourquoi j’ai supposé qu’il avait existé des menhirs à Famars en ce lieu-dit.

La présence de menhirs à Famars est confirmée par Bernard Coussée dans son livre « Légendes et croyances en Hainaut Cambrésis ».

Citations : « La fontaine aux 5 ou 7 pierres de Famars. Elle doit son nom à des mégalithes qui auraient été jadis dressées sur son bord. Elle est citée dans différents documents, en particulier en 1080 dans le cartulaire de la toute proche abbaye de Fontenelle. ».

Bernard Coussée situe cette fontaine  sur le Mont Houy de Famars, mais sur le versant donnant sur l’Escaut. C’est à cet endroit que « l’ermite Bertholin aurait reçu un premier message de la vierge lui expliquant qu’elle allait dérouler autour de Valenciennes un cordon  protégeant la ville de la peste. »

Notons que sur le site de cette fontaine une chapelle a été construite qui porte le nom de « Notre Dame des Fontaines » et que derrière celle-ci se trouve actuellement une installation de la société Eau et Force. Les habitants des communes voisines boivent-ils une eau miraculeuse au robinet de leur cuisine ?

On peut retrouver cette chapelle à proximité du parc de Fontenelle. On y retrouve çà et là quelques pierres mais elles pourraient êtres les vestiges de l’abbaye. Pas de traces de menhirs.

maing_fontenelle_chapelle-du-saint-cordon

Que sont devenus tous ces cailloux et bornes qui jalonnent les voies antiques ?

Tout laisse à penser qu’ils ont été utilisés au fil des siècles comme matériaux de construction, cela même à la fin du  XIX et au XX siècle. Voir à ce sujet les «Notes sur quelques monuments Mégalithiques de la région du Nord »de M Desailly.

Pourquoi en reste-t’il. Alors ?.

Dés le début du premier millénaire on peut supposer que les paysans, éleveurs, cultivateurs voyaient dans ces voies rectilignes jusqu’à l’horizon l’œuvre du malin. Ils ont côtoyé ces pierres dressées au milieu ou à proximité de leurs terrains et proches de leur  village. Au fil des siècles des légendes sont nées, certaines pierres semblaient porter des traces de pied que l’on  a attribué parfois au Christ ou à Marie.Le grès de Vendegies  porte une telle trace. Ces menhirs sont alors restés en place, et on leur a attribué des pouvoirs de guérison, d’autres portent des traces des griffes du diable ; ils sont restés également en place par peur des conséquences de leur destruction. Ceux qui ne possédaient aucune propriété  ou utilité ont été détruits .Seuls les lieux-dits seraient restés.

Ci-dessous la trace de pied sur le Menhir de Vendegies.(pointure de géant !)

 

gres-montfort-trace-de-pied

Quelques cupules zoomorphes ont pu sauver certains menhirs de la destruction

Mais on peut  aussi supposer que certains menhirs ont été Christianisés par les premiers missionnaires qui vinrent évangéliser la Gaule après l’écroulement de l’empire Romain.

Le Menhir de Vendegies porte un symbole en sa partie supérieure qui le laisserait supposer. (Date ?)

menhir-de-vendegies-christianise-300x225

 

 

La légende des jumeaux amoureux de la même druidesse transformés en pierres a peut- être sauvé les pierres jumelles de Cambrai.

Question finale : D’où vient en fin de compte le nom Brunehaut ?

Bernard Coussée cite en parlant de la pierre Brunehaut qui se trouve sur le territoire D’Hollain (Belgique) à une trentaine de mètres de la chaussée du même nom : « Elle porte le nom de « Brune Pierre » au XIV° siècle et « Breun Pierre » en 1656 elle sert de bornes pour délimiter des terrains et confirme par là que les mots « brune » et « borne » sont interchangeables, si bien que « Pierre Brunehaut «  est en redondance d’un même mot : Caillou ! ».

Parmi toutes les théories et légendes qui existent sur l’origine du nom « Chaussée Brunehaut » celle-ci est assez simple pour être crédible.

Ci dessous La Pierre Brunehaut

la-pierre-brunehaut.2

Les chaussées Brunehaut seraient donc des chaussées bordées de « Pierres Hautes ».

Certains pourraient arguer que le terme « caillou »  utilisé pour désigner des lieux-dits pouvait signifier « carrière ». Il est vrai que des carrières d’extraction de grès se trouvent proches de certaines voies antiques. Le « chemin des postes »à Famars longe une carrière disparue. Mais cette explication ne peut s’appliquer à tous les lieux-dits cités en début d’article.

Le menhir de Vendegies se trouve sur le lieu-dit « le gros caillou », terme écrit au singulier. Une carrière se trouvait à proximité de ce menhir mais c’est lui qui a laissé son nom au lieu-dit.

 

Conclusions :

On ne peut pas beaucoup se tromper en affirmant qu’il y avait des menhirs à Famars, même si on n’en trouve aucune trace physique, les quelques arguments avancés devraient suffire à vous convaincre, même si les menhirs de la photo d’en-tête ne sont pas au bon emplacement.

Les nombreuses références au livre de M.Bernard Coussée et aux communications de M. Desailly président, en 1926, de la Société Préhistorique de France viennent en soutient de mes quelques commentaires personnels.

Je demande pardon aux habitants de Vendegies d’avoir utilisé des photos du Grès Montfort et de les avoir implantés à Famars.

Ci-dessous la photo de Famars prise du lieu-dit « les cailloux ».(Sans photo montage pour rétablir la vérité).

 

famars-vu-du-chemin-des-postes

Extraits de la Note additionnelle jointe à la communication de M. Desailly.

M. Desailly joint à sa communication un plan d’orientation des chaussées Brunehaut que l’on retrouve sur le site Persée et qui est recopié ci-dessous superposé à une carte de Cassini.

M. Desailly se garde bien d’avancer quelque explication sur ces faits indiscutables et suggère à ses « savants collègues »  d’en tirer les conclusions qu’ils comportent.

Citation de M. Desailly : « Si on projette en un même point l’orientation des diverses chaussées à leur départ de Bavay, on constate qu’elles forment avec une ligne se confondant presque avec le Nord-Sud…une étoile absolument symétrique. Quatre de ces chaussées font avec cette ligne un angle de 37°, deux autres y sont perpendiculaires.

La formation de cette étoile régulière a certainement été préméditée puisque à quelques kilomètres de la ville, l’orientation des chaussées a été changée pour prendre une direction définitive. ».

bavay_culte-stellaire

On pourrait verser dans le fantastique ou le merveilleux, ces mots étant pris dans leur ancienne signification, mais ce plan semble corroborer les annales du très controversé Jacques de Guyse qui écrivait que Bavay avait dû être jadis un centre cultuel stellaire ou solaire.

10° Liens vers les communications de M. Desailly sur le site Persée.

-Les chaussées romaines de Bavay n’ont-elles pas une origine préhistorique?

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1921_num_18_7_13287

-Notes sur quelques Monuments Mégalithiques de la région du Nord

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1922_num_19_7_12004

-Les mégalithes de l’Escaut entre Valenciennes et Tournai

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1928_num_25_3_6458

 

 11°Quelques mégalithes situés le long de la voie antique Bavay-Cambrai-Arras-Boulogne sur mer.

- les pierres du diable de ACQ

http://www.nordmag.fr/patrimoine/histoire_regionale/voies_com/menhirs_acq.htm

-la pierre du diable à Lecluse

http://calis.pagesperso-orange.fr/04_megalithes/textes/02_lecluse.htm

 

12°Quelques mégalithes disparus de la région de Valenciennes (chapitre ajouté le 30/03/2013)

-Le syndicat d’initiative de SEBOURG décrit dans sa brochure relatant l’histoire de ce village situé à proximité de la voie antique Bavay-Tournay la présence d’une grosse pierre dressée dans un terrain désigné sous le nom de « Champ du Gros Cailloux » à cause d’une pierre d’un volume considérable enfuie à cet endroit. Cette pierre aurait été détruite par les premiers missionnaires chrétiens parce qu’elle symbolisait les cultes payens.

-Dans la brochure « Histoire de Valenciennes » sous la direction d’ Henry Platelle il est fait mention des « Pierres jumelles de Valenciennes » dans la zone de la colonne édifiée à la mémoire du général Dampierre. Ces mégalithes seraient attestés par des textes du XIV et XVII éme siècle et leur emplacement localisé avec précision mais il semblerait que les excavatrices se soient chargées de leurs restes.

Bernard Coussée dans son livre « Légendes et croyances en Hainaut Cambrésis » signale également l’existence de ces « Pierres jumelles »sur les hauteurs de Valenciennes.

 

 

 

Fin de l’article 

Mettez du son ,Cliquez sur le lien ci dessous,  et vous verrez un court montage vidéo en forme de clin d’œil (pour les cinéphiles.)

fichier wmv Brunehaut La pierre

 

Mise à jour du 30/03/2013

Prochainement un nouvel article sur ce blog.

« Présence des templiers au Moyen age à Maing, Famars et Marly ».

 

 

-Archéologie aérienne: Chaussée Brunehaut Bavay-Cambrai

Commentaires » 2

article révisé le 14/09/2012

Article révisé le 17/03/2015 (mise à jour des liens)

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Archéologie aérienne

Des « crop circles » dans le Nord de la France. ?

 

-Archéologie aérienne: Chaussée Brunehaut Bavay-Cambrai dans Archéologie ce-ne-sont-pas-des-Crop-Circles

N’en déplaise aux amateurs de messages extra-terrestres il s’agit de traces de constructions proto-historiques découvertes en 1973 en bordure de Somme

Où et comment apparaissent ces traces ?

Cliquez sur le lien ci-après, un film d’environ une demie heure, (c’est peut-être long pour les internautes pressés)  à regarder en plein écran  explique comment ces traces fantomatiques  surgissent à certaines époques de l’année et disparaissent en quelques jours.

Le film a été tourné à partir d’avions de tourisme, mais depuis le survol quotidien de la planisphère par les satellites on peut trouver, avec un peu de chance, sur Google map ou Google earth ou encore sur le portail de l’Institut Géographique National (IGN) des vues similaires  prises au bon moment.

Le Film : Cliquez ici

 

Recommandation:

Avant de vous lancer dans des recherches  sur le net il est  conseillé  d’ouvrir le lien ci-dessous sur le site :archéologie-aerienne.culture.gouv

http://www.archeologie-aerienne.culture.gouv.fr/fr/

Page d’accueil  qui apparait:

 

 

Larchéologie-aérienne-dans-la-France-du-Nord Brunehaut dans Famars

N’oubliez pas de lire le Chapitre :

-La discipline et ses enjeux, paragraphe : protection du patrimoine

 

Prenez connaissance de la fiche pratique suivante.

http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/fiches/fiche6.htm

 

La phrase suivante met bien en garde les « amateurs zélés ».

 Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages (…) sans en avoir au préalable obtenu l’autorisation» : voilà ce que dit la loi du 27 septembre 1941. De même, l’utilisation de détecteurs de métaux est soumise à une autorisation préfectorale (loi du 18 décembre 1989).

 

Vous êtes amateur d’archéologie

Le petit dictionnaire Larousse donne cette définition : Amateur , « qui a un goût ou un penchant pour quelque chose »  et au sens figuré : « qui manque de compétence ».

Sans être spécialiste on peut aimer découvrir les vestiges de notre passé commun. Pour cela Internet est un excellent outil.

Les vues aériennes (ou satellitaires) de google map , google Earth ou celles du Géoportail de l’IGN (Institut géographique national) vous feront passer une partie de vos soirées.

Le Géoportail de l’IGN ,avec son option « Remonter le temps » vous fera découvrir des vues aériennes prises ,pour certaines, au début de l’aviation militaire.

Comme le montre le film en début d’article, le nord de la France est fertile en vestiges archéologiques.

Pour compléter cet article, voici  en guise de démonstration de ce que l’on peut trouver dans la Région de Bavay..

Quelques précisions sur ce choix

Pour la légende : Bavay aurait été créée par Bavo , oncle de Priam rescapé de la guerre de Troie.( environ 1700 ans avant JC !)

Bavay est le point de départ de 7 voies « romaines » appelées Chaussées Brunehaut. qui se dirigent en étoile parfaite vers

Reims -Amiens- Cologne -  Gand – Tournai –Soisson- Trêves

L’origine de ces chaussées laisse perplexe les historiens, mais beaucoup soupçonnent une construction bien antérieure à la reine Brunehaut d’Austrasie , au roi Brunehilde et également aux Romains qui n’auraient fait que les entretenir..

Les monuments mégalithiques connus dans la région de Bavay sont érigés près de ces voies permettent même de supposer qu’elles seraient d’origine préhistorique.Sur la voie Cambrai-Bavay on trouve un mégalithe à Vendegies sur écaillon et les pierres Jumelles à Cambrai.

De nombreuses autres voies de traverse (diverticulum) permettaient d’atteindre à différentes époques des agglomérations importantes de la région :Famars (Fanum Martis), Bermerain ( Hermoniacum)…..

A partir de ces éléments, avec de la patience, il suffit de suivre  sur son PC, bien assis dans son fauteuil, le tracé de ces chaussées « Brunehaut » et leurs bas-cotés, Des voies aussi importantes  permettant la circulation des biens et des personnes devaient être bordées de place en place de villas, de fermes, temples ….etc.

Les quelques clichés qui suivent proviennent du Géo portail de l’IGN .en suivant la chaussée Brunehaut Bavay-Cambrai qui passe à quelques Kms

 

Premier cliché IGN du 31/12/1956

La voie qui coupe le cliché en diagonale est la chaussée Brunehaut Bavay-Cambrai.

Difficile d’y trouver quelque chose dans ce premier agrandissement.

 

Bermerain-Cliché-IGN-du-31-12-1956 dans histoire

Effectuons un nouveau Zoom , et des traces similaires à celles découvertes dans le film apparaissent.

Bermerain Cliché IGN du 31-12-1956 recadré cerclé

Mais sont-ce les vestiges  des différents corps de bâtiment d’une villa Gallo-Romaine ?.

Seuls des Archéologues pourraient répondre. Des sondages ont sans doute déjà été réalisés.

Autre cliché

Ce cliché du 31/12/1999   semble révéler des vestiges coupés en partie supérieure de la photo par la voie ferrée Le Quesnoy –Valenciennes.(une enceinte parallélépipédique sécante avec une trace circulaire ),. à noter que l’existence de l’aqueduc reliant Bermerain aux thermes de Famars a été découverte en 1870 lors de la construction de celle ci.

 

 

Ruesnes-mission-du-31_12_99-le-long-de-la-voie-ferrée

Zoomons cette zone:

Ruesnes-mission-du-31_12_99-gros-plan-le-long-de-la-voie-ferrée

Mais le doute s’installe si on  recherche des clichés plus anciens dans « la machine à remonter le temps » du Géo portail IGN..

Ci-dessous  un cliché IGN du 31/12/1948  de la même zone:

 

Ruesnes-cliché-du-31_12_48-recadré

On y découvre semble t’il une pommeraie, pas de trace de ce qui apparaitra  plus tard en 1999.

Ce que l’on avait découvert sur la photo de 1999 ne serait donc que les traces laissées par l’arrachage des arbres ? ou le remblai d’un système d’irrigation ? ou un réel vestige Gallo-Romain ?.Seuls les spécialistes peuvent répondre.

Ne vous faites pas trop d’illusions sur vos découvertes, elles sont sans doute déjà répertoriées (700 000 sites déjà recensées)

N’avez-vous pas pris pour des vestiges gallo-romains la délimitation à la chaux d’un ancien terrain de foot ? ou encore le remblai d’une canalisation de gaz naturel ?

-Pour finir : le site « archéologie aérienne culture. gouv » vous propose un petit jeu.

Cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.archeologie-aerienne.culture.gouv.fr/jeu/jeu.html

 

-Autre article de ce Blog qui suggère une origine non romaine au tracé des chaussées Brunehaut:

Cliquez sur le lien ci dessous:e

http://hanwide.unblog.fr/?p=606

 

 

 

 

 

 

Fin de l’article.

 

-Famars: à la recherche du Théâtre perdu.

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Famars :

à la recherche du théâtre perdu _____________________________________________________________________________________________

 mise à jour du 21 juin 2015

La vue ci-dessous montre la rue du Théâtre de Famars peu après la campagne de fouilles préventives de l’INRA.P (2008-2009) et juste avant la construction d’un domaine pavillonnaire . à droite les toits des maisons de la rue des aubépines.(construction en 1983-84)

-Famars: à la recherche du Théâtre perdu. dans Archéologie Rue-du-theatre-janvier-2011

En fait : la rue du théâtre porte mal son nom elle aurait du s’appeler rue des aubépines et inversement.

Expliquons nous :

En 1983 on ne parle pas de fouilles préventives.

Des fouilles archéologiques ont certes été effectuées à plusieurs reprises depuis le début du XIX siècle un peu partout sur le territoire de la commune.

Pendant la guerre 14/18, les allemands cherchaient  une légitimité à l’invasion du nord de la France, ils pensaient  y trouver des vestiges de leur présence passée ! ,Ils ont donc fouillé le sous sol de Famars principalement du coté du Château.

(On peut trouver sur internet des photos datant des années 14/18 réalisées par les archéologues allemands Bersu et Unterzagt.)

Ce n’est que très récemment (en 2004) que les archéologues de l’INRAP ont découvert sur un cliché de 1947 .(Cliché IGN) une trace demi circulaire de ce qui pourrait être un Théâtre Gallo romain.

 

Dans la vidéo de l’INRAP concernant les fouilles du domaine de la Rhonelle (Phase 3)*, M. Clotuche signale que le théâtre se trouve sous les fondations de 3 groupes de maisons mitoyennes de la rue des aubépines.

*Voir cette vidéo dans ce blog. Titre :Domaine de la Rhonelle (phase 3) ; les fouilles archéologiques.

Des sondages effectués en 2009  dans l’aire de retournement au bout de la rue des Aubépines confirmeraient cette hypothèse..

Lors de  la conférence organisée le 24/ 06 /2012 par le cercle historique de Valenciennes, à laquelle assistaient L’INRAP et le service Archéologique de Valenciennes, il a été estimé que le théâtre pouvait accueillir 5000 personnes.

Tout le monde regrette qu’en 1983 aucune autorité n’est eu connaissance  de ces observations .Mais personne ne parlait d’Archéologie préventive, la loi ne date que du 0 1/ 08 / 2003

 

Donc en 1983 , début de la construction des maisons de la rue des aubépines, personne ne s’imagine que celles-ci sont construites sur les fondations du théâtre Gallo-Romain.

Ci-dessous une superposition d’un plan du cadastre actuel (rue des aubépines + rue du théâtre) et du tracé du contour supposé du théâtre .

 

Tracé effectué à partir des données suivantes :

-Théâtre pouvant accueillir 5000 personnes

-Localisation sous les fondations de 3 groupes de maisons mitoyennes.

-vestiges du Mur de scène près de l’aire de retournement de la rue des aubépines.

-aucune fondation découverte dans l’espace public (gallo Romain) découvert en 2008 qui se situe actuellement sous les parcelles 633-635-599-600-601 du plan cadastral.

Remarque :en première approximation , un théâtre de 5000 personnes pourrait être de la taille du théâtre de Lutèce .

Emplacement théatre

 

Voila pourquoi, comme il est indiqué en début d’article, la rue des aubépines aurait pu être appelée rue du Théâtre.

Pour  illustrer ces propos vous trouverez ci-dessous un dessin de Vincent Henin collaborateur de Jacques Martin dans la célèbre série de bandes dessinées « Alix ».

Il s’agit de la représentation de l’amphithéâtre de Lutèce dans l’Album « Lutèce en couleur ».Editions Casterman.

Grand merci à M.Henin et aux éditions Casterman pour leur aimable autorisation de publication sur ce blog.

Amphithéatre-de-Luteéce2 Archéologie dans Famars

Blog de Vincent Henin : http://davince.canalblog.com/albums/lutece_en_couleurs/index.html

Nouveau blog de Vincent Henin   http://vhenin.canalblog.com/

Vous pouvez également découvrir une animation 3D sur le site suivant :

http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_theatre.htm

 

Le théâtre perdu a-t-il été retrouvé ?

Nouvelle info (juin 2015)

Le cliché  de l’IGN  de 1947 (mission du 26/2/1947) est depuis peu disponible sur le Géoportail . Vous en trouverez un extrait ci dessous. Attention il faut une bonne vue pour distinguer les substructions du théâtre, elles sont entourées d’un cercle blanc. Une reproduction de la maquette du théâtre de Blicquy « Archéosite d’ Aubechies-Beloeil:( Belgique) a été juxtaposée pour confirmer la similitude: Le théâtre a été retrouvé.

substructions theatre

Que sont devenues toutes ces pierres ?

Elles ont été utilisées pour la construction du Castellum à l’époque des invasions barbares.( voir autre article de ce blog)

Fin de l’article

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-Famars : Technopole et Archéologie

Commentaires » 6

FAMARS : TECHNOPOLE et ARCHEOLOGIE

Article mis à jour le 17 Août 2012: Des photos de reconstitutions d’habitations Gallo- Romaines (Site d’Aubechies) ont été  ajoutées en fin d’article.

-Famars : Technopole et Archéologie dans Archéologie Famars-Valenciennes-technopole

 Ci-dessus le projet de construction du futur technopole de Valenciennes dont une partie est implantée sur le territoire de Famars.

( Source : Pdf Valenciennes Métropole le journal N° 36 Février-Mars 2012)

Les premiers coups de pelleteuse ont été donnés, quelques bâtiments sortent de terre je vous conseille de consulter sur Internet les articles de presse et les publications qui  décrivent cet important projet au rayonnement européen.

 Mais auparavant L’INRAP a déjà fait passer ses propres pelleteuses pour dégager la zone de fouilles archéologiques (environ 12Ha).

Le mois dernier (Mai 2012) la zone de fouilles  sur laquelle sera construit le technopole offrait la vue ci-dessous.(vue partielle de la zone)

Famars-technopole-Mai-2012 3D dans Famars

La zone est interdite d’accès depuis peu, (l’importance des recherches le justifie).

Une trentaine d’Archéologues s’affaire accroupie, à genou dans la boue à cartographier et à identifier les découvertes.

Cela va de la simple épingle en os plus petite qu’un cure dent à la villa gallo-romaine avec ses caves, son hypocauste (salle de bain) ses socles de colonnes de dimensions imposantes…

Petit à petit , à la pioche, à la pelle mais aussi à la truelle,à la balayette toute une vie quotidienne et industrieuse renait à la surface.

Ci-dessous Deux photos de M. Fréderic VREVIN  (Sté Hexa-Tech PC) montrent les archéologues au travail .

photo010 Archéologie dans fouilles

photo012 Fouilles dans histoire

La société Héxa-Tech PC (de Caudry 59) se charge de scanner et modéliser en 3D toutes les découvertes avant que le béton ne coule sur ce patrimoine .

Cette partie des fouilles que les visiteurs pourront découvrir le Week end des 23 et 24 juin 2012 devra être libérée par les archéologues fin Août 2012. Mais les recherches se porteront sur un autre lot et ainsi de suite jusqu’en 2014.

Ci-dessous quelques scannes 3D réalisés par la société Hexa-Tech PC et publiés en avant-première sur ce blog.(contacter cette société pour les droits de reproduction des  photos)

Installation du matériel

famars-technopole-scan4-hexatech-pc2 INRAP dans Technopole

releves-archeologiques

Le scanner3D est positionné

famars-technopole-scan3-hexatech-pc

La cave est  scannée  élément par élément en 3D

Ci dessous une image « brute » avant traitement du signal

scan-3d-image-a-traiter

Les images suivantes sont antérieures aux images 3D scannées ci dessus.

Famars-cave4-tiltshift

 

Famars-cave2-tiltshift

 

Famars-cave222-tiltshift

Reprise de l’article  : Ce jour 23 juin 2012, les visites organisées  par l’INRAP et le service archéologique de Valenciennes remportent un franc succés.

Une météo clémente, un beau soleil, un excellent accueil et c’est 5 à 6 groupes d’une vingtaine d’amateurs qui se succédent et écoutent avec beaucoup d’attention les explications des archéologues. Un groupe a pu assister « en direct » à la découverte d’un vase (voir photo).

Quelques enfants présents viennent de découvrir leur vocation.

Ci dessous quelques photos prises cet après midi

Entrée du site à proximité du rond point de la plate-forme multimodale du Tramway.

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-002

M. Clotuche Raphaël coordinateur scientifique de l’ INRAP commente les découvertes effectuées sur le site:

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-accueil-des-visiteurs

Fragment de vase de facture locale,

 

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-0071

Vases trouvés sur le site

 Quelques-vases-Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-009

Le premier groupe de visiteurs commence la visite.

Les-premiers-visiteurs-Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012

Archéologues au travail

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-014

 Identification, repérage ,étiquetage de la moindre découverte

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-017

La cave de la première villa dégagée

Sous-sol-villa-Gallo-romaine-Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-015

Ci dessous un trés court panoramique.( Cliquez sur la ligne)

fichier wmv portes ouvertes fouilles famars juin 2012

Les puits, les fours à poteries, à céramiques apparaissent partout sur cette zone artisanale, que l’on pourrait presque appeler zone Industrielle.

Four-à-céramiques-Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012

Chaque visiteur a pu photographier à loisir les restes de ce patrimoine qui disparaîtra bientôt, et tout le monde s’entend pour dire que ce serait vraiment dommage que la cave de cette villa ne soit pas préservée .

Un groupe a pu assister à la découverte d’un vase « en direct » (photo ci dessous)

Portes-ouvertes-fouilles-technopole-23-juin-2012-026

Mais  il est 16H00 ,fin de la visite, Demain toute la journée il y aura affluence aux visites (si le temps se maintient.)

Encore merci aux organisateurs de ces portes ouvertes.

 

Notes et photos complémentaires

 Les restes des fondations de la principale villa (voir ci dessus: les photos de la cave) révèlent la présence d’ une maison trés vaste et luxueuse avec bains et chauffage par le sol.

Ce type de construction de type méditerranéen se retrouve jusqu’en Allemagne…(Gaule Belgique).

Différence notable avec les villas d’Italie :La pièce centrale ,atrium, est généralement couverte et l’impluvium (bassin central de la villa recueillant les eaux de pluie) disparaît, la raison en est simple et ne demande pas beaucoup d’explication…: Le climat ne le nécessite pas.

Si vous voulez admirer des magnifiques reconstitutions d’une Villa Gallo-Romaine avec ses jardins,  sa boulangerie,… rendez vous en Belgique à 50km de Famars à l’Archéosite d’Aubechies Beloeil.

Coordonnées: Cliquez sur le lien.

http://www.archeosite.be/reconstitutions.php

ou encore

http://www.archeosite.be/presentation.php

Vous serez plongé dans l’histoire remontant à 5000 ans avant J.C. Vous visiterez les reconstitutions d’habitations du Néolithique jusqu’à celles du III° siècle après JC.

Ci dessous quelques photos prises lors d’une visite.

La devanture de la villa Gallo Romaine;

Aubechies-Entrée-villa-Gallo-Romaine

Quelques photos de l’intérieur de la villa

L’Atrium

Aubechies-Atrium

DSCN0550

Indice de confort: Les latrines avec découpe pour passage d’une tige de bambou munie d’une éponge en guise de papier toilette.

Aubechies-Latrines-Gallo-Romaines

Le Fanum

Aubechies-Le-Fanum-temple

autre vue du Fanum (Temple)

Aubechies-Fanum-Gallo-Romain

Ces quelques vues donnent « une idée » du Famars Antique .

Ne pas oublier toutefois qu’il s’agit de la reconstitution des habitations de la classe aisée, il reste bien peu de chose de l’habitation de la domesticité, des agriculteurs, potiers, forgerons….etc.Cependant vous en trouverez des reconstitutions à Aubechies.

Fin de l’article:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Famars: Castellum, Château, Manoir ?

Commentaires » 2

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Castellum, Château, Manoir… son nom a changé, sa construction et sa fonction aussi.

Mise à jour du 21/12/2015

Note préliminaire : Des passages de  cet article sont rédigés en prenant comme source un article de  « La Voix du Nord » du 8 Août 2010

Article dans sa version originale : cliquez ici :

 

1°)Castellum :

En 276, sur place, un temple dédié à Mars, dieu de la guerre, est dévasté par les Barbares. À la fin du IIIe siècle, les Lètes reconstruisent leur ville sur cet emplacement à l’aide d’ailleurs des matériaux dudit temple. Vingt ans plus tard, ils y bâtissent aussi un « castellum », muraille dotée de 13 ou 16 tours selon les écrits, afin de protéger les habitants de Famars contre les envahisseurs. Il préfigure un premier château, qui traversera les siècles. Mais en 1340, l’année qui voit le duc de Normandie, dauphin de France, et le conte d’Eu y planter leurs tentes, le château brûle.

Ci dessous représentation 3D extraite de Google Earth.

-Famars: Castellum, Château, Manoir ? dans Archéologie Famars-_Castellum-3D-Google-Earth

 Ci dessous un  projet de la représentation du Castellum réalisé par  HEXA-TECHPC

Le-Castellum-de-FAMARS-vue-3D Castellum dans Château

Il est possible de consulter le plan des fouilles effectuées dans cette zone en 1825  sur le site de la Bibliothèque municipale de Lille.

Lien http://numerique.bibliotheque.bm-lille.fr/sdx/num/carton_44-09/ca44-09__01

plan-des-fouilles-archeologiques-de-famars-23-mai-1825-300x191 château dans Famars

Plan des fouilles de 1825

fichier pdf ca44-09__01 plan fouilles famars

2°)Château :

 En 1662, un nouvel édifice voit le jour et durant deux siècles, il est la demeure de la famille Le Hardy, seigneurs de Famars et d’Aulnoy. Les restes de Charles-Alexandre le Hardy, mort en 1774, et de son épouse Marie-Thérèse Leboucq sont d’ailleurs inhumés dans l’église de Famars.

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Le Château « Paillez » sur la photo panoramique ci dessous:

Source: Bibliothèque de Valenciennes .http://patrimoine-numerique.ville-valenciennes.fr/ark:/29755/FRAC059606_22Z_75_058

Autre vue du Château Paillez:

Source: Archives municipales de Valenciennes:http://patrimoine-numerique.ville-valenciennes.fr/ark:/29755/FRAC059606_22Z_75_048

:-) Vous pouvez zoomer les photos ci-dessus avec la molette de votre souris. Le clic gauche vous permet de vous déplacer dans celles-ci.

La terrible année 1918

Détruit lors du terrible bombardement d’octobre 1918, le château alors connu sous le nom de « château Paillez » sera dévasté une nouvelle fois et seul en subsistera le soubassement.

3°)Manoir

C’est sur ce même soubassement qu’en 1918, Henri Harpignies va commencer l’édification du château actuel, le… troisième donc. Celui-ci ne sera cependant jamais véritablement achevé et en 1938, Pierre Harpignies, succédant à son père, vend ce manoir inachevé (que son père n’a jamais habité) à Gaston Lionne, cultivateur sarrasin. En 1939, le château servira de cantonnement au 33e RI, puis au 40e d’artillerie avant d’être occupé par les Allemands.

Gaston Lionne, déporté en 1943, ne reviendra pas des camps, et ses deux fils, également cultivateurs, s’installent au château qui se transforme petit à petit en ferme.

C’est en 1998 que la famille Macaluso, amoureuse des vieilles pierres, fait l’acquisition du bâtiment. Depuis, elle s’emploie à lui rendre vie et lustre d’antan, à l’image de la toiture couverte d’ardoises naturelles et même découpées à l’ancienne pour la tour. Si les travaux se poursuivent toujours, ce manoir est néanmoins déjà redevenu un joli fleuron pour la commune et il impose dorénavant sa silhouette élégante à la vue des automobilistes venant de Maing et de Quérénaing

…tPh. L. (CLP) Contacts et renseignements complémentaires auprès du CHAS (tel mairie )

:Ci-dessous Le Manoir de Famars du temps de sa splendeur  dans les années 1920 (Extraits d’un article de la Voix du Nord du 8 Septembre 1986).

Famars-1920-Manoir-de-Famars Harpignies dans fouilles

Henri Harpignies (1872-1934) à ne pas confondre avec le célèbre  peintre  du même nom (1819-1916), voir Généalogie en fin d’article, après avoir fait fortune dans la confection, voulut sans doute porter témoignage de celle-ci  aux yeux des générations futures. Hélas sa fortune n’était plus à la hauteur de ses prétentions et les travaux furent interrompus  au début de l’aménagement intérieur. Son fils Pierre mit un point d’honneur à régler toutes ses dettes  et vendit ce qui pouvait l’être.

Le château devint ferme, de la salle de jeu on fit une étable et du salon une écurie. L’étage fut laissé ouvert à tous vents. Le toit de la tour perdit ses tuiles.

Le château n’aura jamais été un vrai château, la ferme n’aura jamais été une vraie ferme.

Photo de 1981 (de l’auteur)

Famars-1981-Chateau-Harpignies manoir dans histoire

 

 Ci dessous vue aérienne extraite de l’article « la voix du Nord du 9/9/1986.

Manoir-Harpignies

Ci dessous:

Anciens ateliers de confection  de la famille Harpignies situés à proximité du Château.

Famars-Anciens-ateliers-de-confectio-Harpignies1

Arbre généalogique (simplifié) des Harpignies

 

 

Arbre-généalogique-Harpignies

 

Pour agrandir l’ arbre généalogique ci dessus

Google : pointez l’image puis clic droit sur « ouvrir le lien »

Firefox : pointez l’image puis clic droit sur   »ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre »

Case verte   :Henri Joseph Harpignies le célèbre peintre Valenciennois. Un boulevard de Valenciennes porte son nom.

Case Mauve :Georges Félix Pierre  fils de Henri Gustave Joseph (case jaune) qui fût à l’origine de la construction du manoir.

Les 3 cases jaunes correspondent aux fils Gabriel et Henri qui succédèrent à leur père Maurice à la direction de la Brasserie « La Famarienne ».(fera l’objet d’un autre article dans ce blog).

Case Orange :Claude Henri Louis, était l’armurier que les Valenciennois connaissaient.

Ci-dessous Photos récentes du Château :(2010) le soubassement d’une ancienne tour est encore visible.(voir cette tour sur la deuxième photo N&B de cet article)

Famars-2010-Chateau-Harignies

 Hiver 2011

Famars-2011-Château-Harpignies-Hiver-20111

Hiver 2013 (mars)

chateau-de-famars-le-12-mars-2013

Et pour finir un tableau du peintre Henry Joseph Harpignies qui a pour titre. : »Allée des tilleuls du Château de Famars. »

allée-des-tilleuls-du-château-de-Famars

Le paysagiste et dessinateur Henri Joseph Harpignies naît le 28 juillet 1819 à Valenciennes et décède le 28 août 1916 à Saint-Privé dans l’Yonne.

 Il est le fils d’Adèle Lequime, fille d’un important financier et homme d’affaires belge et d’Henri Harpignies, actionnaire et administrateur des forges de Denain et d’Anzin et propriétaire d’une importante fabrique de sucre.

 Harpignies passe son enfance entre Valenciennes et Famars où se trouve l’usine (sucrerie) de son père.

Fin de l’article

Dernières informations: Le Château a été mis en vente le 15 juillet 2011.


2013-Les travaux de restauration  se terminent .Tel le Phénix, le Château ne cesse de renaître

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