Jardin à Pois, Rhonelle et alentours

-Technopôle des mobilités innovantes et durables

1°) Souvenez vous !

Souvenez-vous c’était il y a 5 ans, les fouilles archéologiques commençaient sur le territoire de Famars préventivement à la construction du technopole. Le plan ci-dessous est la synthèse des découvertes et des zones fouillées sur la commune de Famars. En orange, à gauche le terrain sur lequel s’installe le technopole.

Plan des fouilles et technopoleBilan très positif pour cette campagne de fouilles qui a révélé un passé à multiples facettes.

-Activité métallurgique par extraction, réduction, du minerai de fer local puis forgeage et confection d’outils, d’objets d’art et d’armes.

-Élevage et pacage  des bovidés pour l’alimentation carnée locale et des agglomérations proches. Fanum Martis développe à l’époque Gallo-Romaine, des chaînes artisanales de traitement de l’animal mort : viande, peau, tendons, os.

-Production d’objets en matières dures animales : épingles, manches de canifs, épingles à cheveux…

-Production de poteries, vases à partir de nombreux fours à céramique.

-Extraction de sable, d’ argile et de gré.

Ce territoire situé sur le Mont Houy, mitoyen aux communes de Famars, Trith,  Maing  peut sans problème être qualifié de « Zone Industrielle » antique.

Ci-dessous une vue de la zone quelques semaines après le commencement des fouilles.

commencement des fouilles

Des caves de luxueuses villas ont été découvertes et remblayées par la suite, faute d’une solution de sauvegarde.

Une des villas -Portes ouvertes fouilles technopole  23 juin 2012

Et c’est la fin des fouilles, les caves gallo-romaines, fours des céramistes, voie pavée …tout cela est rapidement enseveli et les engins de chantier arrivent.

Une partie des très nombreux objets métalliques et poteries a fait l’objet d’une exposition  au musée de Valenciennes. D’autres sont exposés en mairie de Famars.

 2°) Le projet de construction du technopole

Ci-dessous la photo d’un des projets paru dans « Valenciennes Métropole N°36 » de Novembre 2013.

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Ci-dessous une vidéo descriptive du projet final.

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Pour une vidéo plein écran cliquez ici

Ci-dessous le plan d’occupation des différents bâtiments.

-en bleu : Université du Hainaut-Cambrésis

-en gris clair : terrains d’entrainement de l’ USVA

-en vert le technopôle des mobilités innovantes et durables.

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Aperçu d’une première partie du technopole en cours de travaux (décembre 2016), le sommet du mont Houy se trouve en arrière plan.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPour en savoir plus : http://www.transalley.com/

 

3°) Les rues du technopole.

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La rue Mary Anderson.

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Mary Anderson (1866-1953) est l’inventrice  du système d’essuie-glace commandé.

Son système fût adapté par la suite  à la conduite automobile. Le conducteur n’avait plus à descendre de son véhicule pour nettoyer le pare-brise. :-)

Ci-dessous son brevet daté du 10 Novembre 1903

US743801-0-57ab56aa5f9b58974a088f3fSource : Thoughtco Cliquez ici

C’est le long de cette rue que se construit la résidence pour étudiants qui offrira  150 logements.

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Via Fanum Martis

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Fanum Martis est le nom antique de Famars qui signifie temple de Mars.

Lors des fouilles les archéologues ont retrouvé les traces de la voie Gallo-romaine qui reliait Famars à Arras. Cette voie se dirigeait par delà l’Escaut vers le village de « Pont », maintenant disparu, absorbé par la ville de Trith,. (À noter que Trith en langage tudesque signifie « passage de cours d’eau » que l’on retrouve dans Maastricht et Utrecht).

La via Fanum Martis  du technopole a quasiment été tracée sur son emplacement bimillénaire.

C’est le long de cette voie que sont construits les bâtiments de TransAlley.

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Rue Joseph-Louis Lagrange

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Joseph-Louis Lagrange (1736-1813) Scientifique

Il élabore le système métrique avec Lavoisier pendant la Révolution.

Il publie «Mécanique analytique » (1788), réédité dans Œuvres de Lagrange, vol. 11 et 12. Lagrange tente une approche entièrement algébrique de la mécanique,  Pour plus d’informations sur son œuvre cliquez ici (Wikipedia)

Rue Joseph-Louis Lagrange voir photo ci-dessous.

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Rue George Stephenson (1781-1848)

OLYMPUS DIGITAL CAMERAGeorge Stephenson, né en Angleterre (près de Newcastle-upon-Tyne en Angleterre) le 9 juin 1781 et mort à Chesterfield le 12 août 1848, est un ingénieur britannique. Il est généralement considéré comme l’inventeur du chemin de fer moderne.

Les premiers passagers du chemin de fer (1830).Train tiré par la « Rocket ».

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Ci-dessous la rue Georges Stephenson

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Avenue Alphonse Loubat (1799-1866)

Alphonse Loubat) est l’inventeur du rail à ornière (ou rail en « U ») utilisé par le tramway qui évite les accidents dus aux rails saillants en agglomération. Il est le pionnier de l’installation du tramway hippomobile en France

Profil en coupe du rail inventé par Alphonse Loubat pour ses « chemins de fer américains » (tramways hippomobiles).

Rail_LoubatSource Wikipédia Domaine public

Ci-dessous l’Avenue Alphonse Loubat

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Avenue George Johann Klein (1904-1992)

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George J. Klein est l’un des inventeurs les plus prolifiques au Canada. Il a su synthétiser les caractéristiques  clés d’un fauteuil roulant électrique. Moteurs électriques à galet entrainant indépendamment les roues. Batteries sous le centre de gravité du fauteuil, manipulateur genre «joystick » pour les commandes de sens et de direction. D’après le site  The Globe and mail

Georges Klein est considéré comme l’inventeur Canadien le plus productif du XXème siècle. Il a participé au développement du bras robotique Canadarm utilisé sur la navette spatiale et sur la Station spatiale internationale.

STS-114_robot_arm_extensionSource:  Wikipedia photo classée dans le domaine public : Cliquez ici.

Ci-dessous l’Avenue Georges Johann Klein

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4°) Commentaires personnels.

Le terme « Technopole des mobilités innovantes et durables » est bien choisi ne serait-ce que dans le nom des rues et avenues. Ces géniaux inventeurs ont œuvré à fin de nous affranchir, en sécurité, de notre locomotion bipède. Espérons qu’il en sera ainsi des découvertes, trouvailles, améliorations des quelques 600 chercheurs ingénieurs, techniciens et étudiants qui devraient se retrouver sur ce site.

Un petit hiatus cependant dans ce beau programme :

C’est la départementale D958 qui draine toute la circulation automobile provenant du pays Solesmois  et du Catésis se rendant à Valenciennes, à Bruxelles, à Paris ou encore sur les zones commerciales. Cette voie très ancienne figure dans les atlas de Trudaine (tracés entre 1745 et 1780) sous le nom de « Chemin de Valenciennes à Saint Quentin, au Cateau et à Guise ». Cette voie remplace au niveau de Famars l’Ex-D958 qui traversait le village. Cette circulation très dense rencontre au rond point de l’université un autre flux venant du Denaisis et un autre provenant d’Aulnoy et encore un autre de la sortie de l’université, et sans oublier le tram qui traverse le rond-point. Cette départementale est notamment embouteillée aux heures de pointe. Certains automobilistes, au détriment de la sécurité, traversent la ligne blanche pour faire demi-tour et prendre à toute vitesse la rue Roger Salengro qui traverse le village de Famars.

Ci-dessous une photo prise à une heure d’affluence moyenne.

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Il parait que c’est voulu, j’avais assisté à une conférence animée par Valenciennes métropole à la salle des fêtes de Famars au sujet du terminus du tram qui s’implantait  à Famars. Il parait, nous a-t-on dit qu’il s’agit d’une directive Européenne visant à bannir le plus possible la circulation automobile en ville. Le tramway, transport collectif, devant remplacer le transport automobile.

C’est d’ailleurs également pour cela que la voie rapide  Pompidou a été déclassée en voie urbaine à circulation limitée à 50km/h.

La question se pose : Comment la D958 et le rond-point de l’université vont-ils absorber le trafic automobile des centaines des nouveaux venus  qui vont se rendre au (et sortir du) technopole ?

Espérons  que cette situation ne découragera pas les nouveaux investisseurs.

 

Fin de l’Article

1 avril, 2017 à 0 h 00 min


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